Enfant à corps de mouette: Personne n’est responsable
4 08 2005
Dans ce petit jeu où tout le monde se renvoie la balle, le Musée, la Confédération, le Canton. Le BAF, qui veut toujours en savoir plus, s’est attaqué, cette fois-ci, au canton de Berne.
Le Musée des Beaux-Arts dépend d’une part du canton de Berne, d’une part de la commune de Berne et de communes environnantes et d’une autre part encore des fonds du Crédit Suisse. Aucun de ceux-ci, et ni-même la Confédération (nous y reviendrons), n’a jamais entendu parler de l’oeuvre de l’artiste chinois. Bref, ni responsables, ni coupables.
Le BAF a finalement atterri dans le secrétariat du Conseiller Mario Annoni (PRD, photo), Président du Conseil et directeur de l’Instruction publique, de qui dépend le service culturel du canton. M Annoni a d’abord été "inatteignable", puis nous a aimablement proposé une interview (audio de 3 à 6 min par téléphone) "à partir du mois de septembre", son agenda étant complet jusque-là (en plein mois d’août…).
C’est finalement le porte-parole de l’office de la culture, M. François Wasserfallen, qui s’y est collé: "Ces oeuvres me sont très fortes parce qu’elles parlent d’une réalité chinoise… d’une période où elles reflètent très fortement les changements que ce pays à connu… artistes… liberté d’expression… espoirs… ouverture économique… rapport avec la tradition chinoise… Qu’est-ce qu’un individu dans la masse?… Suisse, pays relativement petit par rapport à la Chine". De toute évidence, M. Wasserfallen appartient à la même espèce rare et surprotégée que Mme Gilgen, laquelle vit avec ses propres conventions, son propre langage.
Sur l’histoire de l’oeuvre d’art monstrueuse "Ce n’est pas de la compétence du canton d’entrer là-dedans, c’est de la compétence du musée… Le canton respecte la liberté artistique… Je ne suis pas juriste, mais je ne vois pas, à première vue, que cette oeuvre enfreigne une loi".
On notera la même absence totale de considération éthique avec chacun des interlocuteurs issus du milieu de l’art que nous avons pus interviewer, la même volonté des politiques de ne pas être importunés pour ces broutilles.
Entretien avec M. François Wasserfallen, responsable de l’office de la culture.
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Les annonce du comité "contre les naturalisations en masse" à l’occasion de la campagne de votation du 26 septembre 2004 prévenant les citoyens du risque d’"islamisation" de la Suisse ou titrant: "Les musulmans bientôt en majorité?", ne sont pas illégales. Le procureur du ministère public du canton de Zurich, Hans Maurer, a déclaré "que cela ne suffisait pas pour une inculpation".

Quand nous avons sorti l’affaire du monstre du Musée des Beaux-Arts, nous pensions que la grande presse se jetterait sur la nouvelle comme une nuée… de mouettes sur un morceau de pain. Rien, silence total, si Sigg est apparu dans la grande presse romande, c’est uniquement pour saluer le grand homme, l’amateur d’art.
Contacté par le Bureau audiovisuel francophone, le département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a tenu à préciser ceci:
-> Attention, l’abus de socialisme peut nuire à votre santé!
1:0 à la 91e!
Un membre de l’institut de Pontifical des missions étrangères s’est exprimé sur Radio Vatican au sujet du coût humain de la politique chinoise de l’enfant unique. Décrivant ladite politique comme ‘vraiment inhumaine’, le père Giancarlo Politi a évoqué les conséquences cruelles et démographiquement catastrophiques du contrôle des naissances agressif commandé par Pékin, telles que le déséquilibre massif homme/femme, les atrocités commises contre les femmes qui tombent enceintes une deuxième fois et les difficultés pour les parents décidant d’avoir des enfants "hors la loi".
Des insistances et des amnésies de la presse en général. Francis Richard analyse les discours du 1er août et leurs critiques.





