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“On peut faire de l’art avec l’idée de la mort, mais non avec la chair de la mort”

10 08 2005

Dixit Me Bonnant, spécialiste du droit pénal dans le 24 Heures d’aujourd’hui. Il faut distinguer la création artistique, protégée par la liberté d’expression et susceptible de plaire ou non au spectateur, de la composition réalisée avec un être vivant, qui tombe sous le coup du Code pénal, rappelle-t-il encore.

Pour lui, la tête exposée à Berne ressemble à celle d’un nouveau-né. «L’analogie avec le cadavre est voulue et provoquée», résume-t-il. Et que la mère ait accouché ou non n’y change rien.

24heures.ch


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Bébé-mouette: Pour en finir avec la censure

10 08 2005

Censure! Le terme est tombé comme un couperet de guillotine. L’anathème nous frappe, nous sommes un censeur, un vil inquisiteur, un nazi, un pic, un cap, une péninsule.

Mais quelle censure? Le Musée a-t-il été contraint en quoi que ce soit? Le directeur, M. Bernhard Fibicher, reconnaît sur les ondes de la RSR n’avoir subi aucune pression et que le retrait temporaire est conséquent à "une décision du Musée lui-même et du Conseil de Fondation".

Si les responsables du Musée ont décidé d’un retrait, c’est donc en pleine possession de leurs droits et libertés, mais c’est surtout confronté à la réalité d’une faute professionnelle d’une rare ampleur dans le monde de l’art: L’ignorance totale quant à la provenance et à la composition des oeuvres exposées. Et de s’offusquer lorsque la brebis galeuse ne se contente pas de payer son entrée et de passer son chemin. Ces gens disent vouloir susciter en nous des réactions, et quand nous réagissons enfin, c’est un scandale. N’est-ce pas cela la vraie censure, forcer les gens à se taire et leur nier le droit de poser des questions? 

Nos questions, nos inquiétudes ont été ignorées, rejetées, censurées par les autorités du musée, du Crédit Suisse, de la ville, du canton et de la Confédération et par M. Uli Sigg. Nous avons donc été demander de l’aide à celle qui est censée garantir les droits de tous et non les contraindre, la Justice.

Si MM. Fibicher et Frehner voient dans la Justice une menace et une censure, c’est alors qu’il y a un vrai problème et que leur conscience n’est pas en paix -et pour cause- mais ce problème n’est sûrement pas de notre fait.

Nous estimons avoir autant de droits que les responsables du Kunstmuseum, pas plus mais pas moins non plus.

Puisque nous sommes dans la censure, parlons de l’attitude partiale de certains médias, Le Temps, le Blick, qui transforme habilement un citoyen lambda en salaud de Valaisan néo-inquisitorial, attitude assez peu éloignée de l’esprit de certains commentaires que l’on peut lire à notre encontre sur ce site même. Parlons des insultes continuelles, du rejet discriminatoire systématique de notre personne pour pouvoir se défaire, sans devoir y soumettre son raisonnement, des questions que nous posons; questions légitimes, l’attitude du musée en est la preuve. Parlons encore des menaces récurrentes de violence… Est-ce là l’attitude de personnes se sentant à l’abri de la Justice?

Thomas More a dit, peu avant son incarcération, alors qu’on menaçait de le traîner en justice: "Si c’est de la Justice qu’on me menace, alors je n’ai rien à craindre".


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Les réactions devant les “Sombres visions” de la Biennale de Venise

10 08 2005

Les médias ont largement répercuté les propos des responsables du Kunstmuseum de Berne déclarant que les oeuvres du chinois Xiao Yu, déjà exposée à Venise en 2001, n’avait suscité lors aucune réaction.

La journaliste Charis Dunn-Chan qui a couvert l’exposition de la 49e Biennale de Venise pour la BBC a rédigé un article, daté du 17 juin 2001, intitulé "Dark visions at Venice Biennale", "Sombres visions à la Biennale de Venise", et qui traite exclusivement des artistes asiatiques.

"Le plus controversé de ces artistes asiatiques, écrit-elle, doit être Xiao Yu, de la région intérieure de la Mongolie.  Son installation dans l’Arsenale comporte une série de fioles de laboratoire remplies de pièces assemblées de corps de différents animaux créant des bêtes étranges de l’imagination (sic). 

Les corps de rongeurs avec des ailes d’oiseau sont extraordinairement inconfortables.  Mais avec (arrivés à celui qui a) une vraie tête de foetus sur l’un d’eux, certains visiteurs couraient vers la sortie. 

L’éthique de son travail semble très discutable.  Son impulsion fondamentale est compréhensible.  Le clonage et la manipulation génétique sont sujets à controverses", (l’intégral en anglais ici).

C’est son avis et nous ne sachons pas que Charis Dunn-Chan ait jamais appartenu aux jeunesses UDC.

De tout ceci que faut-il retenir. Tous étaient au courant de l’authenticité de la tête du foetus, des conservateurs aux journalistes en passant par les visiteurs, tous sauf les responsables du musée des Beaux-Arts de Berne.
Tous ont manifesté leur désapprobation, leur interrogation quant à l’aspect éthique de la démarche, de la rédactrice du catalogue de la Biennale, la Prof. Monica Dematté, à la journaliste de la BBC en passant par les publics de Venise et de Berne, tous sauf les responsables du musée des Beaux-Arts de Berne.  

Tous ont manifesté, aucun, jusqu’à aujourd’hui, n’a osé demander des comptes ouvertement tant il est établi que l’art est une religion révélée, sa liberté un dogme infaillible, son clergé les tenants d’une théocratie idéologique irréfragable. Il est plus que temps de laisser parler le peuple à qui les mandarins de la culture subventionnée font avaler tout et n’importe quoi depuis trop longtemps (et qu’on ne vienne pas nous parler de populisme!). Que l’affaire ait éclaté en Suisse n’est pas étonnant, nous sommes les descendants des Kronenfresser et il y a plus d’un trône à culbuter dans cette affaire. Ils voulaient nous "secouer", nous "choquer", nous "faire réagir", c’est fait, qu’ils ne viennent pas s’en plaindre, pour une fois que le peuple réclame autre chose que du pain et des jeux…


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Russie-Biélorussie, monnaie unique: Moscou colmate la brèche

10 08 2005

L’ex-empire parvient tout de même à sauver les meubles en ce qui concerne la Biélorussie, dernière ex-république soviétique pour qui le feu n’est pas passé du rouge à l’orange.

Le Secrétaire général de l’Union Russie-Biélorussie, Pavel Borodine, a confirmé mercredi l’intention des deux pays d’introduire une monnaie unique à partir du 1er janvier 2006.

Une réunion du Conseil d’Etat suprême de l’Union prévue pour le mois de novembre devra établir la date de la tenue du référendum, celle de l’adoption de l’Acte constitutionnel, et permettre de régler les questions relatives à la délégation des attributions aux organes supranationaux, selon le responsable.

Rian


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DOSSIER EXCLUSIF! Police fédérale, lutte contre la cybercriminalité: SCOCI, les sentinelles du web

10 08 2005

cliquer

Le 21 juillet dernier, la Rédaction du BAF et la présidente de la Marche Blanche ont été reçu dans les locaux du Service de Coordination Criminalité sur Internet (SCOCI).

Dossier complet sur la vie de ces nouvelles sentinelles du web.


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Dossier Police fédérale, lutte contre la cybercriminalité: SCOCI, les sentinelles du web

10 08 2005

cliquer[Visite dans les locaux du SCOCI de la Rédaction du BAF et de Mme Christine Bussat, présidente de la Marche Blanche, du 21 juillet 2005].

L’affaire remonte au début du mois de mai, les bafeurs assidus se souviennent sans doute du mini-scandale provoqué par les propos du conseiller national socialiste Carlo Sommaruga, qui voulait, on se demande bien comment, distinguer pédophilie et pédocriminalité. On se souvient surtout de la vive réaction de la jeune et dynamique présidente de la Marche Blanche, Mme Christine Bussat, qui avait qualifié, au grand bonheur de nos lecteurs, les propos du Conseiller de "ramassis de conneries". Suite à cet évènement, la Rédaction du BAF, dont l’engagement ne faillira jamais contre cette espèce particulière du crime, a voulu en savoir un peu plus sur les mesures déployées par la Confédération pour contrer ce fléau, notamment via le Service de Coordination Criminalité sur Internet (SCOCI). Zoom sur ces nouvelles sentinelles du web.

La création du SCOCI n’étant pas étrangère aux premières manifestations de la Marche Blanche qui, dès 2001, en avait fait une réclamation prioritaire, la Rédaction, qui aime à bosser utile, a cru opportun d’emmener dans ses bagages ladite Mme Bussat. Enthousiasme de part et d’autre, flexibilité et transparence des agents du SCOCI, vif intérêt de la Marche Blanche pour le premier interlocuteur du pays en matière de lutte contre la pédophilie sur internet. Récit d’une rencontre au sommet.

A priori
Pour ne rien vous cacher, la Rédaction partait sur un certain a priori, le même que celui qui avait motivé la motion Aeppli Wartmann du 11 décembre 2002 et l’interpellation de Mme Thérèse Meyer en septembre 2004: insuffisance de moyens, alibi politique. Sans jamais douter de la sincérité des agents du SCOCI, la Rédaction voyait en eux les victimes du jeu politique et d’élus se moquant éperdument de garantir la protection du citoyen contre les dangers du net, au point de ne se décider à créer le dernier centre de coordination d’Europe que sous la pression de la rue.
Et bien nous avons été plutôt surpris, Philippe Kronig et ses hommes n’ont rien d’une victime, et, pour parler franc, ils ont même de belles têtes de prédateurs; les agents du SCOCI sont des loups pour le cybercriminel.

SCOCI
Interpellations, poursuites sont du ressort des cantons, à moins de circonstances très particulières, la police fédérale n’a pas les compétences pour débarquer chez un particulier à la façon du FBI, casqué, botté, pour vous demander gentiment votre disque dur avec un M16 sur la tempe. "Les polices cantonales ont une meilleure connaissance du tissu social, reconnaissent-ils sans difficulté, ce n’est pas notre travail".
Le SCOCI fonctionne comme un vaste système de balayage du net, un centre de tri et une centrale d’alarme. Le mandat se répartit en trois tâches distinctes:

- Le MONITORING, le scannage complet du net, dont 80% des recherches actives sur les réseaux de P2P (peer to peer, pair à pair, échange de fichiers de particulier à particulier via internet), plus discrets qu’un site payant. A ce propos, le SCOCI note une croissance des productions de matériel pédophile privées, et c’est à ce titre que la Suisse est, aussi, malheureusement, à compter parmi les pays producteurs.

La pédophilie est une véritable drogue, à titre d’exemple, ce cas d’un pédophile, originaire d’un canton alémanique, interpellé avec plus de 70′000 documents pédophiles conservés sur son disque dur et à son domicile. La surveillance des chats (forums de discussion sur internet) fait aussi partie des compétences du SCOCI, le plus dur étant de rester vigilant sans pousser à la faute par une provocation directe.

Si la collaboration est excellente à tous les niveaux, providers (fournisseurs d’accès internet), webmasters (éditeurs de sites), la vigilance n’en reste pas moins de mise, les chats pour mineurs sont infestés de pédophiles. La machine déresponsabilise, déshumanise le contact, "le langage utilisé est souvent très hard… sur des sites pour enfants", reconnaissent les hommes de Kronig. Si les contacts avec les différents services cantonaux se passent en général plutôt bien, les agents du SCOCI supporte mal de voir une traque de pédophile chatteur finir en eau de boudin au nom de vagues principes de la philosophie du droit, disant, en substance, que, si le suspect ne s’est pas rendu au rendez-vous qu’il a fixé avec une déclaration d’intention de violer un mineur dûment signée à la main, sa culpabilité ne peut même pas être supposée. A ce tarif, on n’engage plus les poursuite qu’après la levée du cadavre…"Pour nous, c’est très clair, dès qu’il y a un 187, on prévient les autorités compétentes, après…".

- Le CLEARING, le tri, l’examen de la cohérence des dénonciations et la transmission des dossiers aux autorités compétentes en Suisse et dans le monde. Car, si sa priorité absolue reste la Suisse, le SCOCI fonctionne aussi avec l’étranger. Aucun refuge ni répit, nulle part dans le monde.

- L’ANALYSE: la prise régulière de température de la cybercriminalité helvétique, mises en garde sur les nouveaux "trucs" employés par les criminels du monde entier. "L’internet est rapide, confie Philippe Kronig, et le crime s’adapte à toutes les contraintes".

Si les tâches du SCOCI sont multiples, lutte contre l’escroquerie, les spams (courriers électroniques publicitaires abusifs), la pédophilie reste "la priorité active et première" du Service de Coordination, assure M. Kronig.

Le rapport 2004 fait état de 6097 dénonciations, toutes catégories confondues, dont plus de 21% concernant la pornographie dure, telle qu’elle est décrite sur le site du SCOCI. 14% des dénonciations continuent de concerner la pornographie "classique" qui, elle, n’est pas illégale.

Le Monitoring a permis d’identifier 451 nouveaux cas pour la Suisse, dont 95% était de la pornographie enfantine. Cette forte augmentation par rapport à l’année 2003 découle en partie de l’amélioration des méthodes d’investigation. 438 cas ont pu être ainsi transmis aux cantons.

A l’exception d’Appenzell Rhodes-Intérieures, tous les cantons sont concernés, tout particulièrement le canton de Zurich, en raison de sa forte démographie, dont l’aide est absolument indispensable aux agents du SCOCI. Le Service a pour tâche de décharger les cantons du tri et de la distinction des cas, si bien que lorsque ces derniers sont contactés par le SCOCI, ils peuvent être assurés du sérieux de l’accusation et entamer les procédures nécessaires sans attendre.

En réponse à nos inquiétudes sur le manque d’effectifs, M. Philippe Kronig, nous assuré que le petit nombre permettait une meilleure coordination des tâches, plus cohérente et directe. Pas de mauvaises graisses. Le chef du SCOCI donne l’impression de savoir exactement ce qu’il veut et n’est pas peu fier de montrer, chiffres à l’appui, comment la Suisse, qui a pourtant commencé bien tard, a laissé l’Allemagne et son équipe constituée d’une cinquantaine d’agents loin derrière elle. Le Conseil fédéral avait répondu à l’interpellation de Mme Thérèse Meyer que l’équipe actuelle suffisait à traiter jusqu’à 10′000 communications. Le Monitoring vient de recevoir une personne supplémentaire.

L’élément humain
Des effectifs restreints permettent en outre de mieux assurer la gestion de l’élément humain. On l’imagine, le travail des membres du SCOCI est un sale boulot, un sacrifice consenti par quelques uns pour la sécurité de tous les autres.
Une seule et unique photo apparue lors de la présentation, pourtant peu suggestive et très largement caviardée, mais qui laissait deviner ce que pouvait être le quotidien de ces hommes et de ces femmes du SCOCI, nous a retourné les viscères pour le restant de la semaine.

Nous avons eu le temps de les observer attentivement, les caractères sont particulièrement trempés, vifs, intelligents, rapides, on sent un profond travail sur soi pour ne jamais se défaire des lois de l’équilibre et conserver un centre de gravité psychologique le plus proche du bon vieux plancher des vaches. "C’est un job, il faut le faire, nous assurent-ils, on essaie de ne pas trop y penser à la fin de la journée". On sent une grande force, tranquille, mais on aperçoit aussi comme une ombre au fond de leurs prunelles, une profonde tristesse, jamais exprimée mais tapie là, au tréfond de leurs âmes. De toute évidence, le rouleau compresseur de la vie leur est passé dessus, lentement mais sûrement, une sorte d’initiation au mal absolu qui ne laisse pas indemne, qui marque les coeurs à vie et stigmatise le regard de ces hommes; on tâche de ne pas y penser, on se relève, c’est le boulot. A cet égard, c’est la jeune femme qui nous a semblé la moins atteinte, la moins abîmée, la plus forte peut-être, on imagine volontiers l’importance de présence féminine dans ce genre de formation. Qu’ils nous pardonnent de parler d’eux de cette manière, mais c’était aussi une façon de dire notre reconnaissance à ceux qui ont accepté d’être, en première ligne, les égoûtiers de l’âme humaine.

Les membres du SCOCI n’ont pas de contact direct avec les pédophiles, leur travail se concentre sur internet; ce sont plus volontiers des chasseurs d’IP (adresse internet individuelle), chaque criminel est un "numéro" sur une machine, "c’est un avantage, on ne sait pas vraiment qu’elle pourrait être notre réaction devant les responsables de ces choses".
M. Kronig couve les membres de son équipe comme des oisillons, ce secteur, on s’en doute, n’est pas géré comme n’importe quel office de la Confédération: Personne n’est forcé, on peut soulager un membre en l’envoyant se "reposer" à traquer les spammeurs ou les escrocs à la carte de crédit; un suivi psychologique constant est assuré. Dans ce genre de situation, le moindre accroc dans la vie privée suffit pour qu’un homme parte en vrille, la petitesse des effectifs permet à chacun de veiller sur son voisin. "Si quelqu’un veut partir, dit Philippe Kronig, je le comprends tout à fait, ce n’est pas un problème, on lui trouve autre chose".

"Il faut que vous soyez bien dans votre tête", nous confie M. Christian de Raemy, responsable du Clearing. "Une chose qui aide aussi beaucoup c’est d’être sûr et certain de faire la bonne chose… Pouvoir éliminer une seule image, ou le distributeur ou le producteur, c’est une grande satisfaction. On sait qu’on fait le bon travail, et ça, ça aide!".

Comment aidercliquer
"Vos informations sont d’une aide précieuse", peut-on lire sur le site internet du SCOCI, mais les agents vous mettent en garde: "La collecte de preuves est l’affaire de la police ! Par conséquent, aucune sauvegarde ni impression ne doit être faite comme moyen de preuve. Ne répondez en aucun cas à des annonces potentiellement répréhensibles et ne cherchez pas activement de matériel illégal sur Internet !".

Le phénomène est proche du syndrome du pompier pyromane, la règle veut que l’on tombe rarement sur un site pédophile par hasard. Nombre de dénonciateurs sont des consommateurs fréquents de pornographie légale tombés, par "inadvertance", sur un site en infraction avec la loi. L’addiction à la pornographie peut mener parfois à la recherche de sensations plus fortes; le consommateur, partagé entre la curiosité, le besoin d’excitations nouvelles et le dégoût profond, peut ne plus parvenir à se dominer.
Soyez prudents, ne vous mettez pas dans l’illégalité en vous prenant pour un chasseur de pédophile. L’humilité est de mise, il s’agit d’un travail dangeureux et délicat réservé à des professionnels.

Si, toutefois, au hasard d’un clic malheureux, vous tombiez sur un site correspondant à la description du SCOCI, ou sur un fichier p2p illégal diffusé, cela arrive, sous un nom anodin ou le titre d’une grande production hollywoodienne, n’hésitez plus une seconde, remplissez le formulaire du SCOCI sur le champ. Vous aiderez à combattre ce fléau et, peut-être, à retrouver et sauver les enfants victimes de ce commerce abjecte, et à mettre une fois pour toutes leurs bourreaux derrière les barreaux. Pratiquez le surf citoyen!

cliquerMarche Blanche
Un des moments forts de cette journée, nous l’avons dit, était la rencontre entre les agents de la police fédérale et la présidente de la Marche Blanche suisse, association de parents de victimes de la pédophilie crée en 2001 à la suite de la forte mobilisation de la population belge conséquente à la tragique affaire Dutroux.

La présidente, Mme Christine Bussat, s’est dite impressionnée par le travail fourni par les agents du SCOCI. La Marche Blanche ne relâchera pas sa vigilance pour autant: "Même si on est rassuré par rapport au travail de la cellule du SCOCI, on a quand même envie de savoir comment ça se passe ensuite sur le terrain". En clair, Mme Bussat ne va pas s’arrêter en si bon chemin et a déclaré au BAF son intention de s’intéresser d’un peu plus près aux sections des polices cantonales responsables de la lutte contre la pédophilie. Il ne doit y avoir aucune brèche dans le rempart qui protège les enfants de ce pays!

La pression des ONG et de la population en général est indispensable pour donner à nos autorités une envie chaque jour mieux affirmée de lutter activement contre la pédophilie. Ce combat dépasse les luttes partisanes, les querelles mesquines n’ont pas à interférer dans ce genre de questions, si les représentants du peuple ne comprennent pas cela qu’ils cèdent leur place! Il revient à chacun de nous d’élire des candidats pour qui ce genre de priorités est vraiment présent à l’esprit, comme il nous revient de donner à notre pays des lois efficaces et structurées pour combattre cette plaie ouverte dans ce coeur de notre société qu’est l’enfance.

La Marche Blanche a mis sur pied une initiative populaire pour "L’imprescriptibilité de l’action pénale et de la peine pour les auteurs d’actes d’ordre sexuel ou pornographique sur des enfants impubères", à savoir pour que celui qui vous a violé enfant ne puisse pas revenir vous narguer 20 ans plus tard. Tout le monde signe, évidemment; mais, faute de bénévoles, la Marche Blanche risque de ne pas arriver aux 100′000 signatures nécessaires. NE LAISSEZ PAS FAIRE LA FATALITE, engagez-vous, annoncez-vous comme bénévole, signez, faites signer autour de vous, proches, amis, collègues de bureau. Vous devez bien cela à l’enfant que vous avez été.

Entretien avec  M. Christian de Raemy, responsable du Clearing.

La réaction de Mme Christine Bussat, présidente de la Marche Blanche.

Signez la pétition de la Marche Blanche.

 

 


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A mourir de rire: Le Moyen-Age comme remède à l’islamisme

10 08 2005

Quelques heures après que la Couronne britannique eut annoncé qu’elle songeait à utiliser une loi datant de 1351 pour expulser ou emprisonner au titre de haute trahison les «prêcheurs de haine» sévissant dans le royaume, l’un des trois imams dans le collimateur des autorités britanniques a pris le premier avion pour le Liban.

Depuis, les éditorialistes du pays s’émerveillent du pouvoir de dissuasion d’une loi écrite en vieux français sous le règne d’Edouard III. «Finalement, quand on fait face à une menace aussi médiévale qu’Al-Qaeda, il semble logique d’appliquer des lois datant du Moyen Age», plaisante un journaliste de la BBC.

Comme quoi, le temps des croisades avait du bon…

[illustration] Edouard III (1312-1377). "Honni soit qui mal y pense", la jarretière, c’est lui!

L’article de Libération

Libération.fr


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Les Loyalistes d’Ahogill veulent bouter le feu aux Catholiques

10 08 2005

La police d’Irlande du nord a pris des mesures exceptionnnelles face aux attaques de groupes armés protestants contre des maisons, des églises et des commerces catholiques du village à majorité protestante d’Ahoghill, sur la côte nord d’Antrim, a-t-on appris mercredi de la police.

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Bébé-mouette: La critique de la politique de l’enfant unique arrive en Chine

10 08 2005

Les médias chinois relaient la critique de la politique de l’enfant unique formulée par le BAF.

-> Xiao Yu: "Je veux qu’on l’expose" (photo ap)

Tam-Tam, merci à SL


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Syrie: Le blocus se répand

10 08 2005

Le blocus terrestre aux frontières syrio-libanaises se poursuit malgré les appels répétés de la communauté internationale. L’Irak et la Jordanie ont décidé de boucler la Syrie.

Le sujet de l’Orient.


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Petite réflexion…

10 08 2005

cliquerPetite réflexion qui nous laisse songeur.

Quelle distinction peut-on faire entre un artiste qui découpe la tête d’une mouette ou coud des souris vivantes l’une à l’autre et un pervers qui découpe les tétines d’une chèvre (sujet TSR, attention, images un peu trash) ?

Une fois pincé, que va-t-il se passer si le pervers invoque la "liberté de l’art"?


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Bébé-mouette: Quelques petites corrections

10 08 2005

Evidemment, le Bureau audiovisuel francophone se félicite de la décision du Kunstmuseum de Berne de retirer le bocal de l’installation Ruan contenant une mouette surmontée d’une tête humaine. Le symposium promis pour le 22 août correspond tout à fait à ce que nous espérions et la démarche portera, nous en sommes convaincus, des fruits nécessaires à la considération de l’éthique dans les milieux de l’art. Nous regrettons seulement que ce genre de mesure n’ait pas été prise avant et ne nous faisons aucune illusion sur la composition des membres dudit symposium. Une fois de plus, nous constatons que les responsables du musée sont seuls maîtres en la demeure et disposent d’une autorité et d’un pouvoir équivalent à ceux des mandarins, pour reprendre une image chinoise. On comprend ainsi mieux leur façon de nous considérer d’abord en misérables pékins, puis en criminels de lèse-majesté et enfin en briseurs d’idole.

Dans l’émission Forum d’hier sur la Radio Suisse Romande, Bernhard Fibicher, qui admet tout d’abord qu’aucune pression n’a été exercée pour le retrait de l’oeuvre, dit ensuite, à qui veut l’entendre, faire l’objet d’une "autocensure sous pression". Le discours ambigu adopté par les responsables du Musée de Beaux-Arts, qui ont d’abord nié l’éventualité d’un foetus humain, puis tergiversé en parlant d’un petit singe ou d’une tête en cire (il faut vraiment le vouloir pour ne pas reconnaître une tête humaine tant les détails sont précis), cherchent à présent à discréditer la partie adverse en parlant de menaces adressées en direction de l’oeuvre, histoire de nous ranger, sans avoir à se donner la peine de nous écouter, du côté des extrémistes violents et des censeurs. Couper la tête d’un foetus humain pour la coudre sur un animal et arriver encore à se faire passer pour victime… très fort! Nous avons beaucoup de mal à croire à ses menaces, si elles étaient réelles, le musée ne parlerait pas de replacer l’oeuvre dans deux semaines, "il faut que la situation se calme un peu", confesse Bernhard Fibicher; le musée cherche à gagner du temps. En conséquence, nous concluons que le comportement des responsables du musées des Beaux-Arts relève doublement de l’incompétence et de la mauvaise foi.

Quant aux assertions de l’artiste Xiao Yu, lesquelles d’ailleurs varient sensiblement d’un média à l’autre et servent à de nombreuses disculpations -le foetus, né dans les années septante hier après-midi, a pris dix ans en quelques heures, juste histoire de le faire naître avant la sanglante politique de l’enfant unique; hasard?- elles nous paraissent peu crédibles. Personnellement, nous n’avons qu’une confiance très relative dans les propos d’une personne qui occupe son temps à couper des têtes de foetus ou a coudre des souris vivantes pour s’amuser à les filmer. Nous retenons quand même que ledit foetus a sans doute été obtenu frauduleusement, ne sachant pas que les cadavres humains soient vendus à la criée devant les portes des musées pékinois. Nous sommes convaincus que la Justice bernoise saura trier le vrai du faux.

En outre, la direction du musée ne dit pas la vérité quand elle affirme que notre réaction devant l’"oeuvre d’art" est la première à sa connaissance. La BBC, citée par la Basler Zeitung d’aujourd’hui, parle de réactions assez émotives lors de la Biennale de Venise en 2001, la direction du Kunstmuseum a reconnu dans le Matin avoir entretenu une correspondance avec un médecin et, dans l’interview qu’elle a accordée au BAF le 3 août 2005, Mme Ruth Gilgen, porte-parole du musée, mentionne explicitement "une classe d’élèves qui sont venus avec leur professeur … la moitié de la classe est tombée en larmes et n’a pas supporté" ainsi qu’un visiteur "qui a vraiment demandé qu’on enlève ces objets". Cette soudaine amnésie porte, selon nous, un coup sévère à la crédibilité de la communication du musée.

Le Blick (Ringier!) d’hier (et Le Temps du 10.08 qui confond tout jusqu’aux dates) nous accuse d’avoir déposé la plainte avant d’avoir vu l’oeuvre; c’est inexact. Nous avons déclaré notre intention de poser plainte samedi après avoir étudié attentivement des photos très détaillées, avons vu l’oeuvre dimanche et avons déposé plainte lundi. En revanche, bon nombre de responsables des services culturels de la commune et du canton de Berne et des personnalités ayant accordé leur haut patronage à l’exposition ne l’ont toujours pas vue; ce qui semble ne déranger personne au demeurant.

La presse unanime se fabrique un étiquetage en retenant notre candidature aux élections au Conseil national 2003 sur une liste JUDCvr (sans appartenance au parti) mais, sans vouloir renier qui, ou quoi, que ce soit, ne se pose guère la question de notre peu de persévérance dans cette voie. Ce n’est pas par hasard que nous y avons été et que nous n’y sommes plus! Face à l’art il faut un ennemi "d’extrême-droite"; pour le feuilleton, il faut une blanche génisse et un grand-prêtre sanglant et caricatural.

On remarquera, pour la Suisse-allemande, mais plus dans les propos des responsables du musée que dans la presse, qu’à cette première étiquette UDC vient s’ajouter la dicrimination anti-welsch, où les allusions au fait que la Suisse romande n’est qu’une réserve d’indiens primitifs, gauchistes et décadents sont à peine voilées. Ce dernier point marche particulièrement bien avec le Valais où, d’ailleurs, à notre grand regret car le pays est magnifique, nous n’avons pas passé plus d’un tiers de notre existence.
Transformer un universitaire lambda, éduqué pour une bonne part à l’étranger, en Romand valaisan obtu, étroit et menaçant, roulant des yeux assassins, la matze devant la porte de la grange sur laquelle d’ailleurs une chouette est clouée; voilà qui est un brin exagéré. On a parfaitement le droit de ne pas être d’accord avec nous, mais nous ferons remarquer que la très grande majorité des critiques qui nous sont adressées concerne non pas notre démarche, que nombre d’intervenants continuent de considérer comme positive à de nombreux points de vue, mais cette personnalité éventuelle d’homme des bois de la culture contemporaine dont on nous a affublé.

Le comportement et les propos des responsables du musée sont très en-dessous de ce que tout un chacun est en droit d’attendre d’une société de gens instruits et, par définition, plus sensibles que la moyenne. Nous ne voulons pas d’un emplâtre sur une jambe de bois, nous ne voulons pas d’un symposium alibi, vite fait mal fait, pour permettre de se donner bonne conscience et de ne surtout rien changer. 
 
De plus, ledit symposium sera-t-il ouvert au public, pourrons-nous y assister, participer au débat? Le valaisan primitif aura-t-il droit de fumer le calumet avec le grand homme blanc de la culture bernoise?

Nous espérons avan tout que les responsables de la culture du canton profiteront de l’occasion qui leur est offerte de faire leur auto-critique et de s’interroger sur un développement durable de l’art dans un respect de l’éthique et de l’humain. Nous espérons sincèrement que ce genre d’initiative permettra à chacun d’avancer vers une conception toujours plus digne de l’art qui nous garantira, une fois pour toutes, de tout nouveau dérapage.

"Car c’est vraiment, Seigneur, le meilleur témoignage
Que nous puissions donner de notre dignité

Que cet ardent sanglot qui roule d’âge en âge
Et vient mourir au bord de votre éternité!"

Baudelaire traitant de l’art dans son poème Les Phares (Les Fleurs du mal)


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Francis Richard: Le meilleur témoignage que nous puissions donner de notre dignité

10 08 2005

Francis Richard à la rencontre de l’art.

-> Pierre-Auguste Renoir
Baignade dans la Seine,
La Grenouillère 
1868 Musée Pouchkine Moscou.
Encore jusqu’au 13 novembre à la fondation Gianadda.

La chronique audio de Francis Richard.


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