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12 08 2005C’est la tête que fait la délicieuse Gaëlle Lavidière après que la voix off du sujet précédent nous ait annoncé que le litre d’essence pourrait bientôt s’élever à 5 francs.
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C’est la tête que fait la délicieuse Gaëlle Lavidière après que la voix off du sujet précédent nous ait annoncé que le litre d’essence pourrait bientôt s’élever à 5 francs.
argh!
Nous avons demandé ce matin même, au rédacteur en chef du Blick de corriger certaines assertions erronées qui figuraient dans ses colonnes, notamment celle qui dit que nous avons déposé notre plainte avant d’avoir vu l’oeuvre de Xiao Yu (cf. art. du Blick 09.08, Embryo auf Möwenkorper d’un certain Rico Bandle).
Petite chose curieuse vue sur le journal de la TSR d’hier soir: L’affiche des jeunesses socialistes pour le oui à la Libre Circulation représentant deux ouvriers, l’un aux couleurs de la Suisse, l’autre à celles de l’Europe, se serrant la main tout en piétinant un Blocher défait et grimaçant; dans la plus pure tradition socialiste de la classe ouvrière écrasant le patron-tyran.
Notre rectificatif n’a pas été agrée. CENSURE?
Ci-dessous, notre correspondance avec MM. Roth et Jeannerat (c’est nous qui soulignons):
"Cher Monsieur,
Merci pour votre texte. J’admets volontiers que vous tiriez sur le journal dans chacun de vos paragraphes. Mais il est absurde d’en déduire que nous menons une campagne contre vous. Tel n’est pas le cas, tout observateur de bonne foi en conviendra. De même, il est sans fondement d’associer M. Sigg aux liens qui unissent Ringier au Temps: c’est recourir aux méthodes que vous dénoncez. Je vous propose en conséquence de publier votre texte sans sa dernière phrase. Etant absent cet après-midi, je vous propose de conclure cet échange avec M. Ignace Jeannerat, rédacteur en chef adjoint (ignace.jeannerat@letemps.ch).
Avec mes meilleures salutations,
Jean-Jacques Roth".
Notre réponse à M. Jeannerat:
"Monsieur,
En réponse à M. Roth nous dirons qu’à notre sens, dans les écrits de Mme Coen, il n’est pas évident qu’on ne cherche pas à nous faire passer pour un manipulateur et un vil trafiquant d’influence. Pour mémoire:
"Mu par «une saine indignation», selon ses déclarations au quotidien Le Matin, Adrien de Riedmatten cherche à connaître la provenance de la tête. En attendant, il se met en campagne sur son site, porte plainte contre le musée bernois, contre le collectionneur, contre l’artiste. Et se rend enfin, dimanche dernier, à Berne pour découvrir l’objet de son courroux et se faire photographier auprès du bocal. Voici donc la polémique adroitement lancée, nourrie d’ingrédients capables de catalyser les émotions de tous bords" etc.
En outre, nous considérons qu’il n’est pas moins fondé de rappeler à tout bout de champ, en ce qui nous concerne, un lien qui n’existe plus depuis deux ans avec les JUDCvr et qui n’a jamais existé avec Dieu sait quelle association pro-life fondamentaliste, que de dire quels sont les liens actuels du collectionneur, M. Uli Sigg, avec certains groupes financiers proriétaires de nombreux titres de presse dont Le Temps. C’est de l’information, rien de plus, refuser de la publier serait censurer.
Le fait que M. Sigg soit invité à parler librement dans vos colonnes et que nous devions passer par plusieurs mails et coups de téléphone et, présentement, justifier, non pas de nos déclarations, car tout est vrai, mais de notre droit à les exprimer, nous semble particulièrement révélateur de ce qui vient d’être dit.
Notre réponse est déjà sur notre site et a déjà été transmise à la presse. La contraindre, la rejeter et la censurer ne serait pas une attitude ouverte en faveur d’un dialogue transparent.
En conséquence, nous maintenons notre déclaration à la lettre sans tolérer la moindre censure.
Meilleures salutations.
Adrien de Riedmatten"
La réponse de M. Jeannerat:
"Concrètement, je vous répète la proposition de M. Roth, soit la publication de votre lettre sans les deux dernières lignes, soit une courte précision écrite par nos soins. Avant de parler de censure, je préférerais que vous me donniez clairement votre préférence.
Meilleures salutations
I.Jeannerat".
Notre réponse:
"L’intégralité ou rien.
Je m’inscris d’ores et déjà en faux contre tout ce que vous écrirez sur mon compte sans mon accord.
Salutations
Adrien de Riedmatten".
Apparemment, il y a certaines choses qu’un citoyen n’a pas le droit de dire.
Vive la presse libre!
M. Sigg, vice-président de Ringier, sans fondement…?
"Les injures sont les raisons de ceux qui ont tort" Nicolas de Chamfort.
La chronique audio de Francis Richard.
Notre lettre ouverte au directeur du Kunstmuseum, M. Matthias Frehner:
"Monsieur,
La presse nous apprend votre intention de réunir un symposium d’artistes, de théologiens et de médecins autour de la question suscitée par l’installation Ruan de l’artiste Xiao Yu. Nous nous félicitons de cette décision qui ne pourra être que bénéfique pour l’art en général et la réflexion culturelle dans notre pays.
Nous pensons qu’il est primordial que les milieux de l’art renouent enfin le dialogue avec leur public, un rapport de proximité continuel est indispensable pour permettre à chacun de grandir ensemble, main dans la main. Quelle serait la valeur pédagogique de l’art si les artistes venaient à perdre ce contact avec ceux à qui leurs oeuvres sont principalement destinées?
Nous sommes convaincu que l’extrême sensibilité qui caractérise votre fonction vous a permis de sentir et de comprendre que notre démarche n’était pas une démarche de rejet à votre encontre mais bien de dialogue, comme un enfant, assoiffé d’instruction, qui serait obligé de faire un peu de bruit dans l’espoir d’attirer enfin l’attention de ses maîtres.
Nos moyens sont modestes, il est vrai, mais nous bénéficions d’une certaine formation, universitaire, en histoire et en histoire de l’art et de quelques notions de théologie, de droit et de philosophie. Nous avons même publié dans une revue d’histoire de l’art et sommes l’auteur d’un ouvrage académique de près de 600 pages traitant également de cette question; nous avons même quelques découvertes à notre actif en cette matière, lesquelles nous ont apporté la considération des plus grands spécialistes.
En outre, la publicité donnée à l’évènement nous a permis de rencontrer d’éminents scientifiques embryologistes et des juristes de talents, lesquels, nous en sommes convaincu, seraient enchantés de dispenser leurs conseils lors dudit symposium, à titre gracieux cela va de soi. Pour notre part, loin de nous l’idée de nous vouloir comparer à ces personnes ou à celles que avez l’intention d’inviter, néanmoins, nous serions particulièrement heureux de participer à cet instant historique des retrouvailles de l’art avec son public.
En outre, ne pensez-vous pas qu’il serait utile au débat de bénéficier de la présence et des avis des spécialistes de l’association Amnesty International, qui accomplit un travail remarquable en Chine et emploie des collaborateurs très au fait de la culture et du système de santé chinois. Pourquoi ne pas proposer, dans la foulée, à l’ambassade de Chine à Berne de vous envoyer leur attaché culturel? Une confrontation avec des artistes dissidents chinois vivant en Europe serait des plus enrichissantes pour la compréhension des rapports entre la Chine et les pays occidentaux. Inviter certaines des personnalités qui ont accordé leur « haut patronage » à l’exposition serait une bonne occasion pour ces dernières de la découvrir enfin. Quant à M. Sigg, mais vous y avez sans doute pensé, sa présence est incontrounable.
Le battage médiatique, que nous regrettons dans la mesure où il a pu vous faire du tort, a néanmoins servi à prouver que nous n’étions pas seuls de notre avis. Nous serions très honorés si vous acceptiez de nous laisser représenter cette frange de la population helvétique qui a pu être choquée et troublée par l’exposition des oeuvres de Xiao Yu et qui n’a pas encore été entendue. Ce serait là faire acte de tolérance envers une opinion qui n’est peut être pas la vôtre mais qui existe néanmoins. Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, Monsieur, l’expression de notre considération distinguée.
Adrien de Riedmatten
Copies: Amnesty International Section Suisse, S.E. M. Uli Sigg, presse".
La lettre recommandée est partie aujourd’hui à 14h08.
La réponse du BAF qui devrait être publiée demain dans les colonnes du Temps selon ce que nous a assuré son rédacteur en chef, M. Roth:
"Le Temps affirme que nous avons déposé plainte avant d’avoir vu l’oeuvre du musée. C’est inexact (erreur que Le Temps est seule à faire avec le Blick). Nous avons examiné les photos du catalogue de la Biennale avec des amis médecins et juristes, avons annoncé notre intention de poser plainte samedi, puis mis notre projet à exécution lundi, soit plus de 24h après notre visite au musée. Cette plainte a été déposée une semaine après que les autorités du musée, de la ville et du canton de Berne, de la Confédération et M. Uli Sigg aient refusé (censure?) de nous donner des réponses claires (v. toutes les interviews sur www.bafweb.com). Si quelqu’un n’a pas vu cette exposition, c’est M. Couchepin, ce qui ne l’a pourtant pas empêché de lui concéder son « haut patronage ».
Le Temps prétend que l’exposition de la Biennale n’a suscité aucune réaction. C’est inexact. Charis Dunn-Chan, de la BBC, dit, dans son article du 17 juin 2001, que les visiteurs « couraient vers la sortie ».
M. Uli Sigg prétend que nous militons dans une association pro-life fondamentaliste. C’est inexact. Nous avons effectué un stage de 4 mois dans une association d’aide aux mères en détresse où, en fait de fondamentalistes, nous n’avons vu qu’une bande de gentils suisse-allemands essayant tant bien que mal de combler les lacunes de l’Etat en matière d’assurance maternité. Ce stage nous a permis de comprendre la souffrance des femmes, souffrance ignorée par le musée qui expose des oeuvres pouvant être particulièrement traumatisantes envers celles qui ont connu une fausse-couche ou perdu un enfant. Il m’apparaît bien moins « fondamentaliste » de vouloir aider les femmes que de couper des tête de foetus et de feindre ensuite de ne pas voir où est le problème. Nous ne sommes actuellement affilié à aucun parti, aucune association sinon la nôtre, le Bureau audiovisuel francophone.
Le fait de s’intéresser à notre appartenance passée aux jeunesses udcvr, sans s’intéresser aux raisons pour lesquelles nous n’y sommes plus, relève de la manoeuvre et de l’entreprise de discrédit dans le seul but de s’épargner le devoir de nous écouter. Si Le Temps fait une telle campagne contre nous et un tel tapis rouge à M. Uli Sigg, c’est pour une raison bien simple, il lui appartient. M. Sigg, vice-président du groupe Ringier, détient, en association avec Edipresse, 82% (v. ici aussi ndlr) du capital du quotidien".
Dans la mesure où cette tribune sera publiée intégralement nous pouvons parler de rapport serein avec la rédaction du quotidien genevois.
Nos rapports avec celle du Blick (100% Ringier) ont été autrement plus tendus, le rédacteur en chef qui a commencé par nous raccrocher au nez (mais qui nous a rappelé) nous a refusé tout droit de réponse ou de correction. De la censure pure et simple de la part d’un groupe financier qui considère l’information comme une propriété privée.