Francis Richard: Les braves gens
15 08 2005Commentaires : Pas de Commentaires »
Le centenaire du théologien Hans Urs von Balthasar (1905-1968) n’est pas passé inaperçu. Tout le monde catholique en parle plus ou moins, même Yves Chiron, qui lui consacre la dernière édition de son bulletin Aletheia (numéro 78 du 4 août 2005). Pour résumés et succincts qu’ils soient, les renseignements biographiques fournis sont exacts et honorent un indéniable souci de rigueur historique. Mais le personnage de Balthasar prend ici une allure paradoxale et le jugement d’Aletheia étonnera sans doute les lecteurs habitués à une analyse quelque peu plus orthodoxe. A en croire l’auteur de ces lignes, Balthasar serait un des plus grands théologiens du 20e siècle, dont les écrits s’inscriraient à contretemps dans la ‘crise terrible’ de l’après-concile. Et une fois encore, monsieur Chiron prend occasion de son analyse pour exprimer son désaccord avec le livre récent de monsieur l’abbé Dominique Bourmaud sur le modernisme et Vatican II : on aurait tort de classer Balthasar parmi les néo-théologiens en rupture de Tradition.