Une étude hollandaise démontre que les patients faisant une demande d’euthanasie souffre de dépression

Une étude publiée par des chercheurs néerlandais en septembre 2005 dans le Journal of Clinical Oncology (JCO) a révélé qu'au moins 50% des patients soumis au programme d'euthanasie hollandais souffraient de dépression nerveuse. En outre, 44% des malades atteints du cancer démontraient des signes évidents de dépression.

Intitulée « Euthanasia and Depression: A Prospective Cohort Study Among Terminally Ill Cancer Patients », l'étude rapporte que le risque pour un patient en phase terminale d'un cancer, et de surcroît d'humeur déprimée, de réclamer une euthanasie était 4 fois plus élevé que chez un patient en bonne santé mentale. La découverte a d'autant plus de prix que les chercheurs ont dû reconnaître que ce résultat allait contre toutes leurs attentes.

Les chercheurs du département clinique d'épidémiologie du centre médical universitaire de Leiden ont déclaré se sentir "mal à l'aise" avec l'idée qu'une demande d'euthanasie soit en fait un symptôme de dépression nerveuse, et ont admis que l'accession à la requête du patient devait être différée le temps de soigner sa dépression.

L'opinion des auteurs en faveur du programme d'euthanasie hollandais est pourtant claire, cependant, force est de reconnaître que: "Le souhait du patient de précipiter sa mort ne peut pas, dans un environnement où l'euthanasie est usuelle, être comparé à une demande longuement mûrie et persistante". 

"Notre impression clinique était que de telles demandes étaient des décisions longuement réfléchies,  discutées avec les professionnels de la santé et la famille.  Nous avons pensé que les patients réclamant l'euthanasie acceptaient mieux leur mort imminente et nous attendions, par conséquent, à ce qu'ils soient moins déprimés.  A notre grande surprise, nous avons constaté qu'une humeur diminuée était à associer à un nombre croissant de demandes".

Une recherche récente a prouvé que la dépression et la détresse émotive étaient des complications psychologiques courantes du cancer. 15% à 25% des malades atteints du cancer sont dépressifs et près de 80% des demandes d'euthanasie émanent de patients souffrant d'un cancer.

Quand des statistiques sur la dépression des cancéreux sont combinées avec des données épidémiologiques on s'aperçoit très vite que le taux de suicide est à peu près de 30 à 50% plus élevé chez le malade du cancer et que la dépression est finalement la première motivation du suicide ou de la demande d'euthanasie.

Moralité, occupez-vous de vos malades et de vos vieux, soutenez-les, rendez-les à leur famille et même les grands souffrants retrouverons le goût de vivre.

lsn

 

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Une réponse à Une étude hollandaise démontre que les patients faisant une demande d’euthanasie souffre de dépression

  1. G. Darche dit :

    Il est certain que quand on est en bonne santé, qu’on n’a pas de cancer, qu’on a une famille, qu’on se paie des vacances, il est beaucoup moins fréquent de souffrir d’une dépression.
    En phase terminale de cancer ou d’autre chose, on ne saute pas de joie, surtout quand on n’attend pas le paradis céleste.
    Comment vous pensez traiter la dépression dans ces cas ?
    Soins palliatifs, morphine, anti-dépresseurs ?
    Je suis sidérée de vous lire.

    [MOD: Il est évident qu’une pilule de 9mm dans le cervelet c’est radical contre la dépression. Reste à savoir s’il s’agit d’assurer le confort de celui qui souffre ou de celui qui veut seulement s’assurer que sa prime d’assurance maladie n’augmentera pas cette année: angoisse à ce point tenace qu’il est apparemment prêt à éliminer massivement son prochain pour quelques économies de bout de chandelle.

    Le développement des instituts de soins palliatifs à démontré clairement leurs capacités à dispenser un réel confort à leurs patients et à leur assurer une amélioration de « qualité de vie », quoique ce concept ne soit pas des plus heureux, la vie, de bonne ou de mauvaise qualité, c’est la vie. Si pour vous, la qualité de la vie se résume au niveau de la santé physique alors on comprend mieux votre opinion, rien ne distinguant plus l’homme de la bête.

    La dépression peut se soigner et parfois même, se guérir. La mort en général, c’est plus dur.

    Cela nous amène à ce qu’il y a peut-être après la mort. Soit on est croyant et l’on considère que la valeur expiatoire des souffrances consenties en union avec la crucifixion de Notre Sauveur peut nous obtenir des mérites en vue de la possession de Dieu dans l’au-delà, soit on est existentialiste, scientiste, athée et l’on ne croit qu’à ce que l’on voit, et alors rien, objectivement, ne nous prouve que tout ira mieux après le suicide. En effet, rien ne nous prouve qu’il n’y a « rien » après la mort et la simple raison pousse alors à préférer un présent douloureux, mais qui peut s’améliorer, à une vaste inconnue qui peut être encore bien pire que la situation précédente.

    Le but du présent article n’était pas d’affirmer que ceux qui aspirent à la mort (et je connais leur chemin pour l’avoir cheminé, déjà plus de cent fois, cent fois plus qu’à moitié chantait Brel) ne sont pas déprimés, mais que les partisans et promoteurs du business de l’euthanasie, marché ô combien prometteur, abusent précisément de cet état de fait pour créer une demande qui se résorberait peut-être avec un peu de compassion, de compagnie, de soin voire d’affection, la vie en société quoi.

    Nous avons besoin des faibles car ce sont eux qui nous permettent d’être bons. Une société qui élimine systématiquement tous les fiscalement non-rentables sur des critères exclusifs de capacité à la jouissance égoïste est une société qui se détruira par défaut de bonté. On ne connaît pas de civilisation dans l’histoire de l’humanité qui ait survécu à la pratique institutionnelle de l’avortement et de l’euthanasie, c’est un fait].

     
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