6 04 2006
La Grèce se demande si ses musulmans pourront prier sous l’Acropole
La Grèce, qui n’a pas encore tenu sa promesse d’offrir un lieu de prière aux musulmans d’Athènes, s’est lancée dans un débat sur l’opportunité de rendre au culte une mosquée ottomane du 18e siècle transformée en musée, dans le quartier de Monastiraki au pied de l’Acropole. La proposition, émanant de la nouvelle ministre des Affaires étrangères et ancienne maire de la ville, Dora Bakoyannis, a filtré dans la presse juste avant la publication d’un rapport critique du commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, Alvaro Gil-Robles. M. Gil-Robles y déplore que les dizaines de milliers de musulmans d’Athènes, pour la plupart des immigrés, doivent toujours "se réunir en secret dans des lieux impropres à la prière", le pays n’ayant pas tenu l’engagement qu’il avait pris en vue des jeux Olympiques de 2004 de construire une mosquée dans la grande banlieue de Péania





