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	<title>Commentaires sur : Forum Médical Suisse - Cannabis: Le vrai danger ? La police !</title>
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	<pubDate>Sat, 22 Nov 2008 20:26:17 +0000</pubDate>
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		<title>By: Tintoun</title>
		<link>http://www.bafweb.com/2007/01/05/forum-medical-suisse-cannabis-le-vrai-danger-la-police/#comment-9760</link>
		<dc:creator>Tintoun</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jan 2007 05:57:27 +0000</pubDate>
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		<description>Pourquoi ne publiez-vous pas la vidéo mise en lien sur Vox Galliae, à propos de l'affaire Allègre?
L'histoire de secte qui y apparaît semble se retrouver aussi dans cette histoire (et dans tant d'autres ou l'on retrouve des pervers ! ). Ce reportage a le mérite d'expliquer plus de choses que l'affaire Allègre.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Pourquoi ne publiez-vous pas la vidéo mise en lien sur Vox Galliae, à propos de l&#8217;affaire Allègre?<br />
L&#8217;histoire de secte qui y apparaît semble se retrouver aussi dans cette histoire (et dans tant d&#8217;autres ou l&#8217;on retrouve des pervers ! ). Ce reportage a le mérite d&#8217;expliquer plus de choses que l&#8217;affaire Allègre.</p>
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		<title>By: Raph</title>
		<link>http://www.bafweb.com/2007/01/05/forum-medical-suisse-cannabis-le-vrai-danger-la-police/#comment-9670</link>
		<dc:creator>Raph</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jan 2007 14:28:49 +0000</pubDate>
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		<description>Ce qui est "énôrme" (sic), c'est bien de sous-estimer les effets pervers et contreproductifs de la pénalisation et de la répression. 
Pour votre information, les sénateurs (conservateurs) du Comité spécial du sénat canadien sur les drogues illicites partagent ce point de vue avec les auteurs que vous citez (hormis leur vision catastrophiste sur les effets du cannabis à long terme).

Il se trouve que leur rapport est le travail de synthèse le plus exhaustif, le plus objectif et le plus abouti jamais réalisé sur le cannabis (publié en 2003). Guidés « par un principe de transparence », ils ont procédé à l’audition de nombreux experts internationaux, ont préparé des rapports de recherche et de synthèse multidisciplinaires, et ont analysé des commissions d'enquête ayant examiné les politiques sur les drogues de plusieurs pays.
Le rapport est disponible ici 
http://www.parl.gc.ca/drogues-illicites.asp ("Rapport").

Conclusion du document de discussion :

« 
[...]
Qu'en ressort-il ? Au total, la recherche scientifique semble indiquer
ce qui suit : Quelles sont les avenues de politique publique ? Avant de
présenter les avantages et inconvénients de divers régimes de politiques publiques, il est essentiel de souligner ce qui suit, et qui a parfois étonné le Comité : les politiques publiques ont très peu d'effets sur les tendances d'utilisation. Par contre, elles peuvent avoir des effets sur les contextes d'usage : la prohibition et la pénalisation entraînent la possibilité d'hériter d'un dossier judiciaire pour simple possession de cannabis, et créent un marché noir qui met les jeunes en contact avec des éléments criminalisés et qui les force eux-mêmes à « se cacher » pour éviter d'être repérés par la police. 

Les politiques des gouvernements ont aussi des effets négatifs,
notamment en s'interdisant une véritable approche de santé publique,
d'information équilibrée, et de contrôle de la qualité et de la
disponibilité des substances. Il s'ensuit que la qualité des produits
est variable, que personne ne prend la responsabilité d'informer les
usagers du contenu et de l'ensemble des effets des produits, que la
production et la distribution des substances sont laissées au monde
interlope, notamment aux groupes criminalisés, qui en tirent des
bénéfices immenses, tant pécuniaires qu'en terme de leur pouvoir
d'attraction voire de corruption. 

La justification des régimes de politique publique en matière de drogues illicites s'appuie dans une large mesure sur les conventions
internationales signées par les États, dont le Canada, depuis la
première en 1912 à La Haye. Or, il est remarquable que l'architecture
des conventions sur les drogues a été conçue et mise en oeuvre avant
même que n'apparaisse un « problème » des drogues dans les pays
occidentaux développés qui sont à l'origine de ces traités. Ainsi, la
Convention Unique adoptée en 1961 a été élaborée bien avant - et n'a
nullement empêché - l'explosion de la consommation de drogues illicites à la fin des années 1960.»</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Ce qui est &#8220;énôrme&#8221; (sic), c&#8217;est bien de sous-estimer les effets pervers et contreproductifs de la pénalisation et de la répression.<br />
Pour votre information, les sénateurs (conservateurs) du Comité spécial du sénat canadien sur les drogues illicites partagent ce point de vue avec les auteurs que vous citez (hormis leur vision catastrophiste sur les effets du cannabis à long terme).</p>
<p>Il se trouve que leur rapport est le travail de synthèse le plus exhaustif, le plus objectif et le plus abouti jamais réalisé sur le cannabis (publié en 2003). Guidés « par un principe de transparence », ils ont procédé à l’audition de nombreux experts internationaux, ont préparé des rapports de recherche et de synthèse multidisciplinaires, et ont analysé des commissions d&#8217;enquête ayant examiné les politiques sur les drogues de plusieurs pays.<br />
Le rapport est disponible ici<br />
<a href="http://www.parl.gc.ca/drogues-illicites.asp" rel="nofollow">http://www.parl.gc.ca/drogues-illicites.asp</a> (&#8221;Rapport&#8221;).</p>
<p>Conclusion du document de discussion :</p>
<p>«<br />
[...]<br />
Qu&#8217;en ressort-il ? Au total, la recherche scientifique semble indiquer<br />
ce qui suit : Quelles sont les avenues de politique publique ? Avant de<br />
présenter les avantages et inconvénients de divers régimes de politiques publiques, il est essentiel de souligner ce qui suit, et qui a parfois étonné le Comité : les politiques publiques ont très peu d&#8217;effets sur les tendances d&#8217;utilisation. Par contre, elles peuvent avoir des effets sur les contextes d&#8217;usage : la prohibition et la pénalisation entraînent la possibilité d&#8217;hériter d&#8217;un dossier judiciaire pour simple possession de cannabis, et créent un marché noir qui met les jeunes en contact avec des éléments criminalisés et qui les force eux-mêmes à « se cacher » pour éviter d&#8217;être repérés par la police. </p>
<p>Les politiques des gouvernements ont aussi des effets négatifs,<br />
notamment en s&#8217;interdisant une véritable approche de santé publique,<br />
d&#8217;information équilibrée, et de contrôle de la qualité et de la<br />
disponibilité des substances. Il s&#8217;ensuit que la qualité des produits<br />
est variable, que personne ne prend la responsabilité d&#8217;informer les<br />
usagers du contenu et de l&#8217;ensemble des effets des produits, que la<br />
production et la distribution des substances sont laissées au monde<br />
interlope, notamment aux groupes criminalisés, qui en tirent des<br />
bénéfices immenses, tant pécuniaires qu&#8217;en terme de leur pouvoir<br />
d&#8217;attraction voire de corruption. </p>
<p>La justification des régimes de politique publique en matière de drogues illicites s&#8217;appuie dans une large mesure sur les conventions<br />
internationales signées par les États, dont le Canada, depuis la<br />
première en 1912 à La Haye. Or, il est remarquable que l&#8217;architecture<br />
des conventions sur les drogues a été conçue et mise en oeuvre avant<br />
même que n&#8217;apparaisse un « problème » des drogues dans les pays<br />
occidentaux développés qui sont à l&#8217;origine de ces traités. Ainsi, la<br />
Convention Unique adoptée en 1961 a été élaborée bien avant - et n&#8217;a<br />
nullement empêché - l&#8217;explosion de la consommation de drogues illicites à la fin des années 1960.»</p>
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