WANTED: Le Baf offre une forte récompense
5 01 2007
En échange de tout renseignement concernant des comptes en Suisse de membres du parti socialiste français (avec un peu de chance ça risque d’être une photo dédicacée de la Rédac en tenue de ski, quoique si c’est du lourd on peut discuter pognon, à 0% de taxation bien sûr !)
DEAD OR ALIVE !






Ségolène a reçu des liasses de billets à titre de salaire (pardon on parle de traitement pour les fonctionnaires) alors qu’elle travaillait dans les cabinets ministériels et autres secrétariats de la présidence de la république depuis 1981 et si j’ai bonne mémoire il aura fallu attendre le gouvernement Jospin (1997-2002) pour intégrer les salaires de tout ce beau monde dans l’assiette de leurs impôts (pas rétroactivement tout de même), donc à raison disons de 10.000 fr. mensuel en espèces pendant 10 ans (pour faire simple), la question à 1.000 fr (fiscalisés) est : quelle est la dette fiscale de Ségolène à l’égard de la collectivité ?
Sans commentaire, pas pour longtemps…
A M. Montebourg (M. “Monte-là-d’ssus”, comme j’en riais cette après-midi), j’aimerais redire ce que j’ai gueulé très fort dans ma bagnole, au tournant du siècle, lors de l’annonce de la parution de son rapport, écrit avec Vincent Peillon: “Balayez devant chez vous!” - Une question oiseuse: si Johnny était parti en Irlande (pays de l’Union européenne, 0% d’impôts pour les artistes, paraît-il!), Montebourg serait-il monté au créneau?
On peut ajouter que le fisc français ne fait pas fuir que les grosses fortunes rajohnnies, mais aussi des représentants de classes moyennes lassés de se faire tondre. Et que la Suisse apprécie les compétences de certains corps de métier, qui savent pertinemment qu’ils sont mieux valorisés (salaire, mais aussi image, conditions de travail) en Suisse qu’en France. J’ai aussi lu quelque part que pas mal de Français très aisés vivent à Londres. Alors, pourquoi tirer, précisément, sur la Suisse?
Enfin, j’ai un peu de peine avec un parti qui, pour premier pavé dans la mare, propose une déclaration de guerre à un pays voisin et en aucun cas ennemi. Si encore ça n’engageait que le bonhomme dont on recherche ici les comptes… mais sa missive a reçu un aval en haut lieu.
Les Suisses se remettent volontiers en question, sur tout un tas de domaines, et la fiscalité en fait partie (votation sur le paquet fiscal, pour ne citer qu’un exemple récent). Mais comme tout le monde, ils n’aiment pas qu’on leur force la main… Même certains socialistes suisses ne sont pas contents.