Miauton: entre légèreté et traîtrise
14 01 2007La chronique de Marie-Hélène Miauton dans Le Temps du 12 janvier… autant vous dire tout de suite qu’au Baf, on est fan !
«Une Assemblée nationale Impuissante, des dépenses publiques incontrôlables, une justice arbitraire, des élus locaux omnipotents et cumulards, des gouvernements autistes, une diplomatie opaque.» Qui croyez-vous qui s’exprime ainsi? Personne d’autre qu’Arnaud Monte-bourg, porte-parole de Ségolène Royal. Parle-t-il de la Suisse, ce pays dont il dénonce «les pratiques prédatrices»? Non, et tout le sel est là: il parle de la France!
Sur la base de ses propres diatribes, il serait donc facile de lui répondre que la France, dont il affirme que «les institutions qui paraissent inamovibles fabriquent ce dégoût croissant de la vie politique, démoralisent les Électeurs et détruisent à petit feu la confiance dans la démocratie», n’est pas ruinée par la fiscalité déloyale de la Suisse mais par ses problèmes intérieurs, après des années de gouvernement de gauche, incarné aussi bien par Monsieur Mitterrand que par Monsieur Chirac d’ailleurs. Lui répéter que l’introduction des 35 heures, grande victoire socialiste, a été une remarquable machine de régression sociale, empêchant le travail de se faire là où il y en avait et ne créant pas de postes nouveaux tant les conditions d’engagement du personnel dans l’hexagone sont décourageantes pour l’économie. Lui asséner que la Suisse bénéficie du taux de chômage le plus bas d’Europe (pour rappel, 9,5% en France en 2005) bien qu’offrant des emplois à d’innombrables Frontaliers français. Lui rappeler enfin qu’en matière fiscale également «la concurrence est un Instrument fondamental de l’intégration sociale et économique, essentielle dans la protection du bien-être des consommateurs, dans l’optimisation des allocations de ressources et dans l’octroi des stimulants nécessaires aux acteurs économiques pour soutenir une efficacité, une qualité, une Innovation, des prix et des emplois toujours plus productifs ou meilleur marché» (extrait du site du Groupe socialiste au Parlement européen).
Voilà tout ce qu’une Doris Leuthard, digne de sa charge de conseillère fédérale et bien préparée, aurait pu dire à Infrarouge mardi soir au lieu de se ranger du côte d Arnaud Monte-bourg qui a attaqué la Suisse de front et a revendiqué d’exercer sur elle «un rapport de force comme dans toute relation internationale». Prétendre qu’elle s’exprimait à titre personnel ne dupe personne et elle a donc gravement failli en manquant de cohérence dans ses prises de position, ce qui n’est guère encourageant pour ceux qui craignent chez elle que le plumage l’emporte sur le ramage. Mais aussi en ne respectant pas la collégialité, alors qu’elle avait pourtant condamné à ce titre les propos de Christoph Blocher à Istanbul. Enfin en manquant de loyauté envers les institutions et les lois de son pays. Heureusement que M. Montebourg n’a pas parlé de guerre ouverte contre la Suisse, sinon il y aurait tout simplement traîtrise! Après quelques autres bévues, voilà de bien fâcheux débuts dont le PDC qui tente de renaître de ses cendres se serait sans doute bien passé !






Bonjour à toutes et tous !
2007 sera l’année de la “rigolatitude” ! En effet, les Belges et les Suisses vont pouvoir enfin rigoler de la “nullitude” de cette france en décrépitude, mais toujours donneuse de leçons ! Ainsi va l’UMPS !
Une telle attitude vous étonne-t-elle ? Pas moi, car cela correspond à la “bravitude” d’une certaine Ségolène R., qui a refusé de mettre son fils au Cours Florent, sous prétexte que les cours sont assurés av. Jean Jaurès, dans le XIXe arrondissement, à quelques pas de la place du même nom, donc dans un quartier… disons… populaire.
En clair, la mixité ethnique ou sociale, c’est bon pour les pauvres, pas pour la candidate socialiste à la présidence !