Emotion: Le Valais a aussi ses Kailleras sur Skyblog
22 01 2007
Snif, je ne pensais jamais voir venir ce jour, je suis si zému… De petits bouseux urbanisés, gosses de riches de la plus riche banlieue du monde, se la jouant rebelle-contre-la-société… Maximum respect pour ces fiers puceaux à casquette qui ne devaient pas laisser le Valais exempt d’un phénomène culturel aussi indispensable.
Mais dites-moi, le rap, c’est pas les années 90 ? Retard helvétique, ou Helvètes attardés, à voir…
[Légende de la photo: OUVRER PAS TROP VOTRE QUEULE AVEC LES ZIN-COU KOSOVAR CREW SINON IL DEBARQUE AVEC SA DEVANT CHEZ VOUS. ( UçK)]
Personnellement, du point de vue purement anthropologique, je trouve cela passionnant. Toutes ces bonnes têtes de fils-à-qui grimés en Talibans du 93, trop mortel, avec des vrais étrangers bien de chez nous ! On se réjouit de les retrouver en chef de rayon chez Denner dans 10 ans, la raie sur le côté, la casquette rangée bien sagement sur l’étagère entre la danseuse de flamenco en plastique, ramenée d’un lointain ride en Espagne avec papamaman, et le cadavre du premier joint, pure marjolaine du jardin, premier choix. C’est-y pas mimi… on voudrait les caresser et leur jeter du pain.
Dans ce premier cas, tous les sujets semblent souffrir de déficience capillaire, dû sans doute au port excessif de la casquette, cause probablement d’ailleurs de la proportion de fronts bas dans l’espèce, et d’une surprenante raideur du majeur des membres supérieurs. Les jeunes mâles se retrouvent en groupe pour exhiber leur majeur, sans doute un rite de passage vers la puberté, celui d’entre eux ayant le plus long majeur devant probablement devenir le chef de la meute à la période des amours. Lesdites amours semblent concerner exclusivement les forces de police, une admiration particulière pour les représentants des forces de l’ordre qui trahit une fascination de l’ordre établi et un manque cruel de sens critique dû probablement à la jeunesse des sujets.
Des spécimens plus évolués ont laissé des traces picturales sur les murs de certaines cave(rnes)s où ils semblent vouloir se réfugier pendant le jour, ainsi la raideur du majeur ne devrait pas empêcher la préhension d’outils primitifs. Lesdits spécimens sont principalement nocturnes et le bol alimentaire semble essentiellement composé de viande de clown multicolore américain.
Le second cas est une prise de vue rarissime d’une équipe du National Geographic, un jeune mâle accompagne la présentation rituelle du majeur de chants gutturaux célébrant la louange des filles de joie (unique représentation féminine dans l’horizon d’attente de l’espèce) et son envie de s’unir aux forces de police. L’exercice se ponctue de jets de fumée épaisse et psychotrope symbolisant l’ardeur du désir qui anime le spécimen pendant ce qui apparaît clairement aux spécialistes comme les rudiments maladroits d’une danse nuptiale. Le rite accompli, le spécimen est alors prêt à rencontrer les forces de police dans un rituel d’étreinte fougueuse, lequel promet d’être particulièrement frappant.
Bafweb représente le 1950 Braaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !





