Le multi-culturalisme bientôt aux orties ?
5 02 2007De l’Australie au Canada, en passant par le Royaume-Uni, le multiculturalisme est de plus en plus contesté. Des gages d’adhésion aux valeurs démocratiques et d’assimilation sont désormais demandés aux immigrants.
Les feux d’artifice, fêtes populaires et cérémonies de décoration de citoyens méritants marquent d’ordinaire le 26 janvier en Australie, date de l’Australia Day, la fête nationale. Mais, cette année, les réjouissances ont tourné à l’aigre. L’organisateur d’un concert rock prévu pour l’occasion avait demandé aux spectateurs de ne pas amener de drapeaux australiens sur le site de l’événement. Le drapeau est devenu selon lui un symbole de violence raciste depuis les émeutes de décembre 2005 contre les Australiens d’origine libanaise.
Une attitude qui fait bondir The Daily Telegraph de Sydney. Le quotidien conservateur estime que le multiculturalisme est en train de transformer l’Australie en “une tyrannie de la tolérance” qui dénigre les symboles nationaux.
Les exemples de radicalisation de l’opinion publique dans différents pays qui ont adopté le multiculturalisme se multiplient. Le laxisme de ce modèle d’intégration des immigrants vis-à-vis des différentes pratiques culturelles minoritaires est de plus en plus perçu comme dangereux. Les immigrants n’adhéreraient pas suffisamment aux valeurs démocratiques, selon les critiques. Des mesures d’ajustement sont prises, soulignant l’échec du modèle.
Ainsi, l’Australie “cherche à limiter les conséquences négatives de l’immigration massive. Le gouvernement s’éloigne du multiculturalisme britannique pour se rapprocher de l’assimilation à la française”, rapporte l’International Herald Tribune.
Le multiculturalisme est peu à peu abandonné par Canberra. Le ministère australien de l’Immigration et des Affaires multiculturelles est ainsi récemment devenu le ministère de l’Immigration et de la Citoyenneté. Une décision justifiée par le besoin de renforcer l’unité du pays, affirme le Premier ministre australien John Howard. Ce dernier a aussi jugé nécessaire de rappeler, lors d’un discours prononcé devant des immigrants naturalisés citoyens australiens, que la langue anglaise est la première chose qui rassemble les Australiens. Tous les Australiens, a-t-il dit, doivent en outre reconnaître “la valeur du système démocratique, l’Etat de droit, la liberté de la presse, l’égalité des sexes et l’histoire australienne”, note le Sydney Morning Herald.
Au Royaume-Uni, les attentats du 7 juillet 2005 à Londres ont durement marqué les esprits. Tony Blair parle de plus en plus d’assimilation et de moins en moins de multiculturalisme, priant les immigrants de participer à l’unité du pays. Mais, dans la foule des gens visés par ces rappels, certains fondamentalistes seraient moins égaux que d’autres, s’indigne The Observer. “Souvent, les dévots musulmans ne sont pas comparés à d’autres groupes conservateurs – les juifs ultraorthodoxes, les chrétiens évangéliques, par exemple – mais placés en opposition vis-à-vis des valeurs libérales des Lumières dont l’un des piliers est l’anticléricalisme. Ils ne devraient pas seulement obéir aux lois mais aussi étudier Voltaire”, ironise l’hebdomadaire dominical.
Au Canada, certaines voix ne craignent plus de s’élever pour donner des leçons de citoyenneté aux immigrants. La Presse de Montréal rapporte ainsi que le petit village d’Hérouxville, 1 300 âmes et pas un immigrant dans le lot, a adopté une charte définissant ses “normes de vie”. Le texte doit servir à informer les immigrants qui voudraient s’y installer du mode de vie québécois. Ces normes de vie entérinées par le conseil municipal stipulent ainsi que “les hommes et les femmes ont la même valeur. A cet effet, une femme peut, entre autres : conduire une voiture, voter librement, signer des chèques, danser, décider par elle-même. [Il est considéré] comme hors norme le fait de tuer les femmes par lapidation sur la place publique de les brûler vives, de les asperger avec de l’acide ou de les exciser. Il est aussi à propos de se montrer à visage découvert, en tout temps, dans les lieux publics, pour faciliter l’identification. La seule exception à cette règle concerne la fête d’Halloween.”
L’affaire fait grand bruit au Canada. Le magazine torontois The Walrus tente d’examiner dans une longue enquête les limites du multiculturalisme, ce “rêve du XXe siècle devenu un casse-tête pour le XXIe”. La vie citoyenne des minorités ethniques se heurte en effet à certaines limites, selon le professeur de sociologie de l’université de Toronto Jeffrey Reitz, cité par The Walrus. Le taux de participation aux élections des enfants d’immigrants varie selon la couleur de leur peau, d’après ses recherches. Ainsi, les enfants d’immigrants blancs votent quatre fois plus que leurs parents, alors qu’ils ne participent que deux fois plus dans toutes les autres communautés. Un facteur parmi d’autres mesurés par Reitz et qui indique “que les politiques multiculturelles ne fonctionnent pas pour les minorités visibles”, estime le sociologue.






Rien d’étonnant à cela si l’on considère le dénigrement systématique du type européen blanc. Ce dernier passe quasiment toujours pour le con dans les grosses productions judéo-américaines. Le rôle du méchant y est toujours joué par un acteur pâlot alors que le mec cool sera au choix, noir, hispanique, juif, arabe (un peu moins), indien ou encore esquimau ou aborigène.
Si les autorités politiques n’avaient pas laissé faire dans le désordre le plus complet aidé par la bêtise crasse des élites gauchistes, toutes ces mesures de police n’auraient pas a être prises ni a être appliquées.
Il y a un proverbe qui dit à juste titre: “mieux vaut prévenir que guérir”. Celui-ci n’a pas été retenu, loin s’en faut. Nos chères édiles toujours pressées de stigmatiser leurs concitoyens pour certains actes, les trouvent soudain normaux lorsqu’ils sont perpétrés par de “nouveaux arrivants”.
Agiter un drapeau suisse ou français, ou pire, allemand, ça fait tache, facho, crétin des alpes. Tandis que secouer frénétiquement un drapeau albanais*, turc* ou je ne sais quoi encore passe soudain pour une compréhensible nostalgie ou l’amour du pays.
La révolte gronde, et il était temps.
* exemples pris au hasard!!
[MOD: A l'époque, les Albinos américains ont protesté de la mauvaise image qu'on leur a donnée dans le Da Vinci Code... mdr http://www.bafweb.com/60517.html]