Hypocrisie totale: Contre la peine de mort, Micheline Calmy-Rey défend le “droit à la vie”
8 02 2007
“Une des premières fonctions de l’État est de garantir la sécurité des personnes. Autorités et gouvernements se doivent de protéger hommes et femmes le mieux possible de toute violence, criminalité, guerres, conflits internes et, bien sûr, violations des droits humains. La Suisse place cette conviction au centre de ses institutions et à la base de sa politique étrangère. Je regrette beaucoup de ne pas pouvoir être personnellement parmi vous aujourd’hui, mais je suis heureuse de trouver l’occasion de m’associer à votre important congrès.
Le droit à la vie est LE droit fondamental de l’humanité. S’il n’est pas respecté, les autres droits, par définition, ne s’appliquent pas. L’État qui applique la peine de mort néglige son obligation de protéger. Comment un État peut-il rester crédible comme garant de la sécurité humaine s’il peut décider de la vie ou de la mort ? Certes, pour des crimes graves, les juges doivent pouvoir disposer de sanctions lourdes. Mais la peine capitale, inhumaine, doit être bannie. Les États membres du Conseil de l’Europe s’y sont engagés. Le droit à la vie est une valeur universelle, un droit qui doit être protégé par tous les gouvernements de la planète“.
Mais sont-ils tous devenus sourds, aveugles, goîtreux, idiots et complètement crétins ou suis-je le seul à voir un problème dans le discours d’une conseillère dont le parti a milité pour l’avortement jusqu’à la veille de l’accouchement.
Droit à la vie, formule vibrante et chargée de sens qui vous fera passer du héros au salaud selon que vous défendrez le droit à la vie du criminel ou celui de l’enfant, du vieillard, de l’handicapé.
Il est du devoir de certains, par moment, de rappeler à leurs contemporains que c’est le même aveuglement, la même adoration malsaine de la divinité auto-proclamée de l’homme, la même ignorance du droit qui nous ont mené à ces âges où l’homme décidait de qui était et qui n’était pas et que nous ne cessons de déclarer vouloir oublier.
Mme Calmy-Rey a raison, la peine capitale, quelle que soit sa forme ou le nom qu’on lui donne, est inhumaine et doit être bannie. Notre Conseillère nous montre la voie de la rédemption et de l’espérance:
Certains États ne veulent pas renoncer à la peine de mort. L’effort de persuasion de l’opinion internationale doit continuer. Le dialogue et la propagation des idées sont les meilleurs moyens. À ce titre, le 3ème Congrès mondial contre la peine de mort est une étape importante. Je félicite les organisateurs ainsi que les gouvernements, l’Union européenne et le Conseil de l’Europe qui les soutiennent.
A bon entendeur…
“Une des premières fonctions de l’État est de garantir la sécurité des personnes. Autorités et gouvernements se doivent de protéger hommes et femmes le mieux possible de toute violence, criminalité, guerres, conflits internes et, bien sûr, violations des droits humains. La Suisse place cette conviction au centre de ses institutions et à la base de sa politique étrangère. Je regrette beaucoup de ne pas pouvoir être personnellement parmi vous aujourd’hui, mais je suis heureuse de trouver l’occasion de m’associer à votre important congrès.






Le droit à la vie pour les pires criminels, mais pas pour les plus innocents d’entre nous. Le socialisme rend débile. À mourir.
Je viens de participer au 3ème congrès contre la peine de mort qui s’est tenu à Paris du 1er au 3 février 2007.
Je vous signale mes deux articles sur la peine de mort:
- La peine de mort dans les projets arabes 2007
Texte de mon intervention dans le congrès
http://www.sami-aldeeb.com/articles/view.php?id=237
- La peine de mort en droit musulman et arabe 2006
http://www.sami-aldeeb.com/articles/view.php?id=213
Vous pouvez les mettre sur votre site si vous le souhaitez.
Bonne journée.
Sami Aldeeb
http://www.sami-aldeeb.com