Pascal Bruckner : En finir avec le multiculturalisme.
19 02 2007Non content d’avoir été pendant des années la terre d’asile du djihad, avec les conséquences dramatiques que l’on sait, le Royaume-Uni doit admettre que son modèle social, fondé sur le communautarisme et le séparatisme, ne fonctionne plus. (…)
Les faits sont cruels pour les temporisateurs qui enjoignent l’Europe de se plier à l’islam plutôt que l’islam à la civilisation européenne : plus on cède au radicalisme des barbus, plus ils durcissent le ton.
(…) L’Europe peut devenir un modèle, un foyer de rayonnement pour la réforme de ce monothéisme dont on espère qu’il sera gagné un jour par l’autocritique et l’examen de conscience. Encore faut-il ne pas se tromper d’interlocuteurs, ériger en amis de la tolérance des fondamentalistes qui usent de la dissimulation, investissent la gauche et l’intelligentsia pour avancer leurs pions et s’épargner l’épreuve de la laïcité.







Le multiculturalisme c’est une abbération. Le monde est multiculturel, mais une nation est fondée sur l’unicité culturel. C’est l’éthymologie même du mot nation (qui prend aussi la race en compte, d’ailleurs).
Le monde est un immeuble. Les nations sont des appartements. Les peuples sont des familles.
Pour que tout se passe bien dans un immeuble, chaque famille doit rester dans son appartement et respecter les autres, sans allez squatter chez eux. Ce qui n’empêche en aucune manière de se rendre visite et d’entretenir de bonnes relations, au contraire, c’est même un gage de bonne ambiance.
Le multiculturalisme, comme le socialisme (et peut-être tous les ismes), est la perversion d’une idée noble. Le fait que les gens puissent communiquer et voyager librement dans le monde entier entraîne un mélange planétaire naturel, lent mais volontaire, des races et des cultures. Et on peut fort bien apprécier cette évolution, puisqu’elle résulte en somme de libertés et de facultés en soi positives. Sans parler des effets créatifs et enrichissants que peuvent générer de tels mélanges, lorsqu’ils reposent sur une base encore une fois purement volontaire.
Mais le pas suivant, qui consiste à forcer ce mouvement sous prétexte que le résultat est souhaitable, détruit les motivations originales, brusque le mouvement naturel et pervertit ainsi l’aspect positif du phénomène. Le multuculturalisme comme projet politique est une régression. Un acte inintelligent, barbare.
De la même manière que le socialisme, en confiant à une structure rigide (l’État) des vertus qui procèdent de la nature de l’homme bien conscient, pervertit les motivations et favorise l’indifférence, l’insensibilité et la criminalité rampante.
Ajoutons que le “multiculturalisme” n’est qu’une façon de camoufler les véritables raisons de l’immigration : écrasement des salaires pour le patronnat et réservoir électoral pour la gauche.