Canada : « Le droit de naître, une question de justice »
11 05 2007L’Organisme catholique pour la vie et la famille (OCVF) profite de la 10e Marche nationale pour la vie pour appeler les Canadiennes et Canadiens à reconsidérer l’impensable vide juridique qui perdure dans le pays et permet d’éliminer librement de futurs citoyens par avortement. Quelque trois millions d’enfants se sont ainsi vu refuser le droit de naître dans ce pays, au cours des 36 dernières années (cf. www.cecc.ca).
Le peuple canadien s’est toujours voulu un peuple pour la paix. Il a cherché à prendre les moyens pour bâtir une société juste qui soit toujours plus à la hauteur de la dignité humaine. La violence silencieuse de l’avortement contredit pourtant cet idéal et constitue une injustice flagrante.
L’enfant à naître : une personne humaine
Une étonnante et abondante évidence scientifique confirme aujourd’hui l’humanité de l’enfant à naître, qui est unique et irremplaçable. Trois semaines après sa conception son cœur bat déjà. On peut aussi observer le fœtus, entre sa 12e et sa 16e semaine de développement intra-utérin, alors qu’il s’étire, avale, hoquette et suce son pouce. Il peut aussi étirer et replier ses petits doigts et faire des culbutes encore imperceptibles pour sa mère. La médecine moderne a réussi à sauver des fœtus nés prématurément à 22 semaines. Il est désormais prouvé que ces bébés peuvent ressentir de la douleur.
Des scientifiques affirment également avec certitude qu’« il n’est plus possible de laisser place au présupposé selon lequel les embryons précoces ne seraient qu’un ” tas indistinct de cellules “ ».[1] Cette affirmation rejoint celle du père de la génétique moderne et découvreur de l’anomalie chromosomique responsable de la trisomie 21, le professeur de génétique humaine et médecin français Jérôme Lejeune, qui déclarait : « Dès le moment de la fécondation, c’est-à-dire le premier moment de l’existence biologique, l’être humain en développement est vivant et entièrement distinct de sa mère, qui lui fournit alimentation et protection. De la fécondation à la vieillesse, c’est le même être humain qui grandit, se développe, atteint sa maturité et, éventuellement, meurt. Cet être humain, avec ses caractéristiques propres, est unique et dès lors irremplaçable ».
Illustration: La Rédaction à 15 semaines… j’étais déjà très mignon.
[1] Académie pontificale pour la vie, L’embryon humain dans la phase préimplantatoire (2006), p. 19, citant Pearson H., “What is clear is that developmental biologists will no longer dismiss early mammalian embryos as featureless bundles of cells” , in « Developmental biology : your destiny, from day one », Nature (2002), 418 : 14-15.





