Le Conseil européen de la fatwa critiqué pour son traditionalisme
15 05 2007La théologie, la vie privée et les affaires : quotidiennement sollicités sur ces sujets, les imams de France se font confidents, conseillers, psychologues ou médiateurs. “Beaucoup de questions tournent autour de la vie familiale, des violences conjugales, des mariages forcés, du divorce“, témoigne Ahmad Miktar, imam à Villeneuve-d’Ascq (Nord). De plus en plus de fidèles s’inquiètent aussi de la possibilité de contracter un prêt, alors que l’islam proscrit l’usure. Les plus radicaux s’interrogent sur la hijra, le “retour” en terre musulmane.
Qu’ils aient été formés à la théologie dans leur pays d’origine, qu’ils soient autodidactes à l’image des imams-maçons, “prêtés” par l’Algérie ou la Turquie, francophones ou non, les imams sont confrontés à l’application des principes islamiques dans les sociétés européennes. Fondé en 1997, le Conseil européen de la fatwa et de la recherche (CEFR), qui tient sa session annuelle du 15 au 20 mai à Sarajevo sur le thème “La citoyenneté des musulmans en Europe“, est censé les y aider, en prenant en compte le contexte de pays où l’islam est minoritaire. ->





