Mosquée de Genève: Islam et mariage: Pour mieux comprendre l’actualité
5 08 2007
Mariage ou fiançailles ? Comment interpréter ce qui est arrivé à Hawwà-Antje Pastoor.
Selon ce que nous savons du droit islamique, ce qui fait le mariage (nikah) en droit islamique, c’est le contrat écrit et rien d’autre. Notre Suissesse convertie doit pouvoir dire quelque chose à son sujet… S’il n’y a pas eu d’acte écrit, pas de mariage…
Sans rentrer dans les variantes qui peuvent exister selon les différentes Ecoles juridiques sunnites (maddhahib), les circonstances
relatées dans l’article du Matin (et ici) laissent toutefois penser qu’il s’agit bien d’un mariage.
Il faut comprendre les conditions de validité du nikah. En particulier celle relative à l’expression du consentement de l’épouse. La femme ne peut se marier seule de son propre chef en islam (une de ses discriminations bien musulmanes et parfaitement illicite sur notre sol). Elle doit nécessairement obtenir le consentement d’un tuteur (wali), en général le père, un proche parent ou un tuteur légal mais tous doivent bien entendu être… musulmans. Comme il s’agit ici d’une convertie, il y a peu de chance qu’un membre de sa famille soit accepté, surtout pour une mosquée saoudienne. Il lui reste, selon la loi islamique, le recours à une autorité publique islamique, ce qui expliquerait la présence du vice-consul saoudien.
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