Comment les caricatures sont perçues de l’autre côté de la Méditerrannée
2 09 2007La plume n’est pas mauvaise. ->
L’on a d’un côté des laïcards finissants brûlant leurs derniers feux en première de Charlie Hebdo et de l’autre des légions de grenouilles de minaret hurlant au sacrilège.
J’en soupçonne beaucoup d’entre les lecteurs du Baf à avoir admis de facto l’équation de ces premiers pour ne pas avoir l’air de défendre l’islam et profiter tout son soûl de la réprobation générale de l’excessive réaction qui suivit la publication des caricatures danoises.
Or, à mon sens, il s’avère que se sont les musulmans qui ont raison: Certaines choses sont sacrées et, si on peut admettre quelque innocente plaisanterie, on ne doit en rien les salir ou s’en moquer. Si les caricatures de Mahomet ne m’ont en rien choqué c’est pour une seule et bien simple raison: Mahomet n’est rien ni personne, si tant est qu’il ait existé (v. ici ou ici), il n’est assurément pas le prophète de Dieu et l’être cruel que les Mahométans désigne sous le nom d’allah ne saurait être assimilé à Dieu. Les dieux des nations sont des démons nous disent les psaumes [1] (Ecritures reconnues par nos frères séparés musulmans) et le démon et ses partisans peuvent très bien faire l’objet de railleries, cela ne me dérange aucunement dans la mesure où rien en eux ne revêt de caractère sacré. voilà ce qui aurait dû être dit lors de la querelle des caricatures: L’islam peut être critiqué en ce qu’il n’est pas la vérité, pas même un début.
[1] Selon la version du ps 96 de St Augustin





