L’interprétation du Concile comme rupture et nouveau début est en train de disparaître
16 11 2007Parmi les nouveautés de “L’Osservatore Romano”, désormais dirigé par le professeur Giovanni Maria Vian, il en est une qui concerne un intellectuel d’une importance exceptionnelle dans la culture catholique du XXe siècle: le Suisse Romano Amerio, mort à Lugano en 1997 à 92 ans.
En 1985, lorsqu’Amerio a publié son chef-d’œuvre “Iota unum. Studio delle variazioni della Chiesa cattolica nel secolo XX“, le journal du Saint-Siège a refusé de publier la critique du livre qui avait été demandée à celui qui était alors préfet de la Bibliothèque Ambrosienne, Mgr Angelo Paredi. La critique avait été jugée trop favorable et depuis, “L’Osservatore” a décidé de ne pas en parler. C’est ainsi que les autorités du Vatican elles aussi se sont jointes à ceux qui ont fait tomber un silence intolérant sur ce livre et son auteur.
Aujourd’hui, “L’Osservatore Romano” a pris la décision inverse. Il a décidé non pas de garder le silence à propos d’Amerio, mais d’en parler. En bien. ->





