SSR : Financer la redevance, c’est aussi payer pour protéger les pédophiles

Matthieu Béguelin, vieille gloire du socialisme neuchâtelois, farouche opposant à no Billag et apparemment prêt à tout pour sauver la SSR, défend la publication, par la RTS, d'un dessin montrant le Christ en croix sodomisant un nourrisson au prétexte de l'attitude de l'Eglise catholique.

Les autorités de l'Eglise méritent certainement d'être dénoncées pour leurs manquements, mais qu'en est-il des autorités de la SSR ? Et si l'on balayait aussi devant cette porte-là aussi.

La RTS est longtemps passée au travers, en ce que, principale source d'information du pays, elle exerçait un rôle de filtre essentiel à la préservation de sa réputation. Ainsi les affaires les plus sombres sont pratiquement toutes passées inapperçues:

  • Raymond Zumsteg, chef du département technique de la TSR et ancien cadre de la SSR, organisateur, en 1989, du Concours Eurovision de Lausanne, promu à Berne pour un temps, suite au scandale, avant de revenir à Genève grâce à la protection de Guillaume Chenevière, qui l'avait repris contre la promesse d'un financement exceptionnel.
    Zumsteg est encore accusé d'avoir couvert un autre cadre collectionnant des images pédophiles, menaçant e renvoi les employés qui l'avaient découvert.
    Raymond Zumsteg a été reconnu coupable de viol sur sa petite-fille de 4 ans dont il a abusé jusqu’à ses 8 ans. Il a pris 10 ans, pas un mot.
  • Walter Bertschi, animateur d’émissions folk sur la RSR, condamné pour pédophilie, s'est réfugié en catastrophe en Haïti pour continuer de s'adonner à son petit plaisir sans entrave. Pas un mot.
  • Janry Varnel, chef du département jeunesse de la TSR, en fuite. Pas un mot.

Les victimes parlent

C'est l'affaire Thierry Catherine, directeur adjoint et futur directeur pressenti de la RSR, et l'immense scandale provoqué par le renvoi de son dénonciateur, Jorge Resende, l’informaticien qui avait découvert, en 2005, plusieurs Gigas d'images pédophiles sur son ordinateur professionnel, qui ont enfin braqué les projecteurs sur la SSR.

vigousse p. 3Resende devra attendre 2010 pour trouver un accord de réhabilitation. Accord essentiellement destiné à acheter son silence.

Une autre affaire, plus récente, à "fuiter" sera celle de Patrick Allenbach, ancien journaliste de divertissement à la RTS pendant trente ans, condamné pour avoir pratiqué des attouchements, voire des fellations, sur des garçons âgés de moins de 15 ans à la fin des années 1980.
"Usant de sa notoriété", écrit la presse, Patrick Allenbach jetait son dévolu sur certains adolescents présents dans le public de ses plateaux, se liait d’amitié avec eux, les invitait à manger, à jouer aux jeux vidéo chez lui, dans sa maison de Sergy. Sa position à la RTS lui permettait de recruter ses victimes.
Tout le monde savait, personne n'a rien dit. Allenbach a même pu compter sur la protection rapprochée de Gilles Marchand, actuel directeur de la SSR, et continuer de travailler sur le même type d'émissions (Vigousse n°45 (2011), p. 3).

Hasard ?

Faut-il croire que la SSR a joué de malchance dans son recrutement puis "paniqué" pour protéger ses intérêts ? Rien n'est moins sûr au vu de la ligne rédactionnelle adoptée ces dernières années sur la question sensible de la pédophilie.

Faut-il mentionner l'attitude ambiguë de celle-ci dans la campagne de votation sur l'initiative de la Marche blanche "pour que les pédophiles ne travaillent plus avec des enfants", qui a maintes fois tendu un micro plus que conciliant, sans le moindre appareil critique, aux conseillers nationaux Carlo Sommaruga et Andrea Caroni en croisade, pour d'inexplicables raisons, contre l'initiative.

Doit-on parler aussi de ce Forum du 14 novembre 2013, chantant la gloire immortelle du plus abominable pédophile que la terre ait porté ?
Personnage "sulfureux" nous apprend la RTS, "ostracisé", le pauvre, "à cause de son amour pour les lolitas, disons les choses comme ça" et aussi des "jeunes garçons", mais qui, grâce à Dieu, "s'est toujours défendu d'être pédophile, il a même assez critiqué la pédophilie". S'ensuit la promotion en règle de son oeuvre abominable dont le lecteur averti trouvera des extraits ici. Inutile de préciser que la RTS a supprimé en douce toutes ces émissions de son site internet... Premier effet bénéfique de no Billag.

Que la RTS assimile la promotion d'une pédophilie light, remise au goût du jour, est déjà bien assez pénible. Etre contraint de payer pour cela est insurmontable.

Le 4 mars, disons oui à la liberté.

Adrien de Riedmatten

Illustration: Vigousse n°45 (2011), p. 3

 

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