fév 21

Pascal Couchepin a répondu au député bernois Thomas Fuchs, président du Comité pour un art respectueux de la dignité humaine et initiateur de la pétition remise au département fédéral de l’Intérieur (DFI) le 5 décembre dernier.
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jan 23

Le Matin nous allume et commet un plein à la gloire de Bernhard Mahjong, le responsable de l’exposition du Bébé-Mouette (le même qui nous pleurait dans le gilet nous accusant d’avoir réveillé les instincts jihadistes des frères musulmans genevois), réduisant notre action à la publicité qu’en a retiré le Kunstmuseum; réponse: Lire la suite »

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déc 05

Le BAF et le Comité bernois pour la dignité de l’art ont rendu leur pétition au département fédéral de l’Intérieur (DFI) dans un cercueil d’enfant, symbole d’une sépulture que, sous prétexte d’art, on a refusé au Bébé-mouette; une petite fille prématurée et chinoise, un non-être à double titre pour ces messieurs du Kunstmuseum. Lire la suite »

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déc 05

Monsieur,
Madame,

Le Bureau audiovisuel francophone et le Comité bernois pour la dignité de l’art (www.bernaktuell.ch) ont le regret de vous faire part de la fin du respect de la dignité humaine dans les expositions d’art de notre pays.

Les intimes procéderont à une brève cérémonie funéraire en l’honneur de la petite fille chinoise dont la tête a servi à la confection de l’oeuvre Ruan, exposée au Kunstmuseum lors de l’exposition Mahjong, du 13 juin au 16 octobre 2005.

Ladite cérémonie aura lieu à l’occasion de la remise d’une pétition de protestation contre l’exposition de cette même oeuvre et une conception de l’art contraire à la dignité humaine, le lundi 5 décembre à 16 h30, devant les locaux du département fédéral de l’Intérieur, Inselgasse 1, à Berne.

Les autorités seront représentées par plusieurs Conseillers nationaux, dont certains membres du Comité.

Vous êtes tous cordialement invités.

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nov 23

Bébé-mouette: Plainte contre le BAF: Le Kunstmuseum se prend une veste
La plainte pour diffamation du Kunstmuseum dont nous attendions des nouvelles avec impatience a finalement été déposée et sanctionnée aussi sec par un non-lieu, le juge d’instruction de Bern-Mitelland ayant refusé l’ouverture d’une instruction pénale. Le 3 novembre dernier, l’avocat du Kunstmuseum a finalement été contraint de retirer sa plainte auprès du juge d’instruction du canton de Fribourg qui avait pourtant accepté le for.

Moralité: Le Baf n’a rien dit d’autre que la vérité, ses accusations sont toutes parfaitement justifiées.

L’affaire ne va pas s’en tenir là, le Baf et le comité pétitionnaire bernois pour la dignité de l’art rendront prochainement les signatures récoltées aux autorités bernoises.

Bafoluciòn!

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oct 03

Elle est raide celle-là, raide comme la justice de Berne!

Suite à l’annonce fracassante, par voie de presse, du classement de l’affaire, nous apprenons que 1. Nous n’aurons pas accès aux motivations dudit classement 2. Nous n’aurons pas le droit de faire recours et ce en raison d’obscures dispositions du code de procédure bernois (art 227-229).

Lors d’une conversation téléphonique avec Mme Schödler, qui a classé le dossier, il est apparu clairement que l’instruction n’avait pas pris en compte le fait qu’il s’agissait non d’un foetus mais d’une vraie petite fille, en chair et en os.

Dans ces conditions, on est droit de se poser la question de savoir si, éventuellement, on ne serait pas en train de risquer de friser l’arbitraire, mais alors seulement un tout petit peu.

A noter, toutefois, que Mme Schödler reconnaît que des délits ont bien été commis, mais en Chine; ce qui règlerait le problème. Nous pensons, quant à nous, que, vu que l’exposition a eu lieu en Suisse, c’est bien en Suisse qu’a eu lieu la violation de la paix des morts.

Une morale à cette histoire? Le système veille, ça apprendra à ces bouseux du BAF de vouloir s’en prendre aux milliardaires du Crédit Suisse, de Ringier, au Conseil fédéral (Couchepin) et à leurs petits amis; bien fait!

Dans la mesure où il trouvera le financement, le BAF se réserve le droit de faire appel à la Cour européenne des droits de l’homme. La sépulture est aussi un droit de l’homme, et une petite fille chinoise est aussi un homme.

En attendant, signez la pétition pour art un respectueux de la dignité humaine.

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sept 27

Le collectif bernois contre "un art irrespectueux" vient de mettre sa pétition en ligne.

Le Baf a décidé en conséquence de terminer la sienne et a envoyé son millier de signatures (MERCI A TOUS!) aux responsables de ce collectif.

Signez la PETITION!

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sept 27

L’office du juge d’instruction de Bern-Mitelland III crée la surprise en publiant un communiqué (en allemand) dans lequel il déclare s’être prononcé à l’unanimité avec le procureur pour la non-entrée en matière sur notre plainte. Le même reconnaît que les faits incriminés sont bien délictueux, mais que les délits ont été perpétrés en Chine et ne tombent ainsi pas sous le coup de la loi suisse.

Notre réaction est d’abord celle de la surprise, il ne convient pas qu’un office administratif communique ses décisions par voie de presse, cette façon de faire démontre une volonté de polémiser une affaire qui ne l’a déjà été que trop.

Comment l’office du juge d’instruction peut-il annoncer à la presse une décision de non-entrée en matière alors qu’il est entré en matière le 11 août dernier, par l’ouverture d’une procédure dont l’enquête a duré jusqu’au 25 août? Nous y voyons une volonté de rattraper les propos de M. Frehner, lequel s’était fait taper sur les doigts par la Berner Zeitung pour avoir déclaré à tort que notre plainte était irrecevable. Nous nous apercevons en outre, que M. Frehner, directeur du Kunstmuseum et voisin de palier du tribunal administratif est, somme toute, formidablement renseigné.

Nous avons démontré la paix des morts par les travaux du Pr. Dematté, spécialiste de l’art extrême-oriental, conservatrice au musée d’Arts contemporains de Shangaï et responsable du pavillon oriental de la Biennale de Venise qui, en 2001, a aussi exposé l’"oeuvre" Ruan. La violation de la paix des morts n’intervient pas au moment de la confection de l’oeuvre mais tant que cette fillette n’a pas été enterrée, ladite violation a bien eu lieu sur territoire helvétique.

Dans la mesure où l’office du juge d’instruction nous fera la grâce de nous communiquer sa décision, nous nous réservons le droit de faire recours, tout comme celui d’ailleurs de demander une enquête sur certaines collusions d’intérêts.

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sept 26

Passée complètement inaperçue, la performance de l’"artiste chinois" Zhang Huan au Kunstmuseum de Berne, le 6 septembre dernier.

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sept 26

cliquerLa presse locale est en effervescence, le député au Grand-Conseil bernois Thomas Fuchs (photo) à obtenu la participation de trois conseillers nationaux bernois au sein de son comité pétitionnaire.

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sept 22

Thomas Fuchs, parlementaire UDC au Grand-Conseil bernois a déposé une interpellation lui demandant d’intervenir dans l’affaire du Bébé-mouette, de retirer l’oeuvre et de prendre des mesures de protection de la jeunesse.

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sept 20

En dépit du bon-sens et dans un mépris total de la volonté populaire et du respect de la dignité humaine, la direction du Kunstmuseum a décidé, contredisant ses premières déclarations du 09.08, de remettre l’installation Ruan avec ce seul avertissement:

"L’œuvre Ruan de Xiao Yu est composée de six récipients remplis de formol contenant des cadavres d’animaux assemblée. Une tête de fœtus (spécimen chinois datant des années 1960) est intégrée dans l’une des six sculptures.
La visite de cette salle pourrait déranger la sensibilité de certaines personnes; elle est réservée à un public conscient et responsable
".

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sept 05

Aux lecteurs du Baf qui s’inquiètent de certaines pollutions sur l’interface de pétition, rassurez-vous, ce phénomène n’a aucune incidence autre que celle de nous démontrer 1. la hargne de ceux qui n’ont que le mensonge et la manoeuvre à opposer au processus démocratique 2. le manque flagrant d’imagination de nos contempteurs; bon signe dans les deux cas.

La pétition garde toute sa valeur, son nettoyage sera l’affaire de quelques minutes.

Les chiens aboient et le Baf ne fait que passer.

Venez ajouter votre nom aux plusieurs centaines de signature manuscrites déjà réunies.

Signez la Pétition du BAF pour le retrait du Bébé-mouette. Et faites passer!

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sept 04

A l’occasion de la fête de la vie, le Baf a déclaré son intention de récolter un millier de signatures pour appuyer son action auprès des autorités de la ville et du canton de Berne.

Selon la loi en vigueur dans notre beau pays, les étrangers et les mineurs sont habilités à signer.

Vous pouvez:

1. Soit signer par internet.

2. Soit nous renvoyer la feuille de pétition par la poste.

La pétition pdf

Deutsche Version pdf

Merci de votre aide!

(Evidemment vos coordonnées ne seront transmises qu’aux autorités bernoises et ne feront l’objet d’aucun trafic. Pour nos amis français: Le texte de la pétition est résolument bref et laconique, vieille tradition locale, le texte devait tenir sur les feuilles de pétition)

FAITES PASSER!

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sept 02

Après plus d’une semaine et plusieurs jours de discussion, la rédaction de la RSR a daigné corriger mercredi dernier son affirmation du 23.08 selon laquelle notre plainte avait été jugée irrecevable par la justice bernoise (Forum [dès 37′30]).

En fait de correction, le commentateur entreprend une auto-justification alambiquée pour expliquer que oui-mais-non, la plainte n’avait pas été jugée irrecevable, mais que la RSR avait été induite en erreur par "une dépêche d’agence" (Forum 31.08 [dès 28′22]). Au téléphone, M. Urs Gfeller, responsable de la rédaction de l’émission, nous avait assuré qu’il s’agissait de la version germanophone d’une dépêche ATS.

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sept 02

Sans doute mécontent du caractère absolu et discrétionnaire de la version précédente, le Kunstmuseum a décidé d’organiser un deuxième symposium, le 5 septembre prochain, la veille de la remise en place de ce pilier de l’art contemporain chinois qu’est la mouette à tête de foetus humain. 

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sept 01

Nous vous en parlions l’autre jour.

"Cette présentation (Ruan) est non seulement de mauvais goût mais porte atteinte à la dignité des animaux, garantie par la Constitution fédérale, sans parler de la dignité humaine. La liberté d’expression a des limites morales et légales qui ne doivent pas être franchies".

Le communiqué de la SVPA dans son intégralité.

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sept 01

Après n’avoir écouté que son avis et totalement ignoré celui d’une majorité de la population, le Musée des Beaux-Arts de Berne a décidé de remettre le foetus à corps de mouette en place.

M. Matthias Frehner semble avoir subitement tourné casaque, qui, dans le quotidien der Bund du 9 août dernier, disait qu’il était clair pour lui qu’un foetus n’avait rien à faire dans cette exposition.

En outre, le grand argument avancé par la direction du musée des Beaux-Arts était la menace d’un attentat terroriste islamiste tout à fait abracadabrant, menace qui s’est évaporée d’ailleurs avec le mois d’août, les isalmistes en question ayant eu le bon goût de sauter dans un charter la veille au soir, direction Kaboul sans escale.

Remettre en place l’"oeuvre" sans s’être donné la peine d’écouter une seule fois une opinion partagée par 71,5% de la population, relève du dédain joint à un mépris inquiétant des valeurs démocratiques de notre pays.

Le BAF continue de penser que cette oeuvre et son exposition contreviennent à la loi et prendra les mesures qui s’imposent, à savoir réclamer la paix des morts pour un foetus qui, si l’on en croit le professeur Monica Dematté, spécialiste de l’art extrême-oriental et conservatrice au Musée d’Arts contemporains de Shangaï, qui a rédigé le catalogue de la Biennale de Venise, est un prématuré, donc a vécu, donc a droit à la paix des morts.

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août 30

Selon son  communiqué du 16 août, mais, semble-t-il, diffusé à la presse dès le 13, le Kunstmuseum aurait posé plainte, contre nous, pour diffamation. Le mardi 16, Mme Ruth Gilgen nous assurait par téléphone que la plainte avait été déposée la veille.

Dans le même temps, la presse reportait les allégations de M. Matthias Frehner en annonçant que notre plainte avait été déclarée irrecevable par la justice bernoise (Forum [dès 37′30] du 23.08).

Après vérifications auprès des services de police et des offices des juges d’instruction des cantons de Berne et Fribourg, ainsi que de la préfecture de Fribourg, aucune plainte d’aucune sorte n’a jamais été déposée contre nous…*

En outre, nous apprenons que le tribunal de Bern-Mitelland a ouvert une procédure à l’encontre du musée en date du 11 août…

[photo]: La Bocca della Verità à Rome

*Une erreur est toujours possible, mais on ne voit pas bien comment…

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août 29

De façon quasi unanime, la blogosphère est très largement de notre côté (mis à part le blog du Kunstmuseum, évidemment…)

Même les commentateurs du lugubre sorcellerie.net sont tous avec nous: "Absolument écoeurant et révoltant"; "alors là c’est vraiment trop"; et pourtant diable sait s’il en faut plus d’habitude pour choquer ce genre d’oiseau de nuit.

Nous espérons que ce genre de réactions permettra à certains journalistes très locaux de réviser leur jugement, M. Philippe Oudot du Journal du Jura pour ne pas le citer, lequel estime que l’ignoble "jeune censeur en mal de publicité" que nous représentons à ses yeux, l’innommable "ancien militant des jeunesses UDC (ça fait ancien waffen SS exilé au Chili non?) vise beaucoup plus loin et véhicule un message nauséabond: celui d’une droite religieuse fondamentaliste qui veut interdire ce qui n’est pas convenable à l’aune de ses œillères étroites (sic)"; c’est bô l’objectivité journalistique, faut croire qu’ils ont eu la main lourde sur la Damassine à l’apéro. Au passage et au cas où il y aurait des doutes, nous tenons à rappeler que ce n’est pas nous qui avons tiré sur Kennedy et que nous avons très bon alibi pour le 11 septembre.

Bref, on ose pas imaginer la réaction de nos amis de sorcellerie.net quand ils sauront qu’ils sont des chrétiens fondamentalistes d’extrême droite. Ca va ruer dans les cimetières…

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août 29

A la fin du symposium du 22 août dernier, le directeur du Kunstmuseum de Berne, M. Matthias Frehner, a indiqué que le conseil de fondation du musée se réunirait cette semaine pour se prononcer pour ou contre la remise en place de la partie de l’installation "Ruan", de l’artiste chinois Xiao Yu, qui avait été retirée le 9 août.

Les raisons invoquées par M. Bernhard Fibicher, conservateur au Kunstmuseum, pour justifier du retrait, étaient celles de menaces de vandalisme (Forum du 09.08 [dès 28′25]). Le Blick de ce même jour précisait l’origine desdites menaces: Les islamistes de Genève. Il faut savoir qu’à cette date, les attentats de Londre du 21 juillet étaient encore dans tous les esprits.

-> L’uniforme maoïste, une assez bonne illustration que de la conception que les responsables du Kunstmuseum semblent avoir de la démocratie.

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août 27

C’est ce tout qu’aura duré notre temps de parole (1ère partie, 2ème partie) lors du symposium du 22 août…

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août 27

Ras-le-bol des contre-vérités de M. Frehner et compagnie, fatigué de lire toujours les mêmes erreurs dans les médias Ringier? Petit digeste des inexactitudes de la communication du Musée des Beaux-Art.

Art:
L’installation Ruan est de l’"art", mais tous les "experts" du symposium s’entendent pour dire que l’oeuvre de Xiao Yu représentant deux souris vivantes cousues l’une à l’autre n’est pas de l’"art". Cf. art BAF 09.08 et 23.08.

Censure:
1. Notre plainte serait une vulgaire entreprise de censure: M. Bernhard Fibicher, reconnaît dans l’émission Forum du 09.08 (dès 28′25) n’avoir subi aucune pression et que le retrait temporaire est conséquent à "une décision du Musée lui-même et du Conseil de Fondation". Néanmoins cela ne l’empêche pas  de déclarer dans la foulée "Je ne parlerais pas de censure, mais, disons, c’est un cas d’autocensure sous pression (les mêmes pressions niées la minute d’avant)". Cf. art BAF 10.08.

Une plainte n’est pas une censure, notre volonté n’était pas de censurer mais, au contraire, de prévenir une censure ultérieure (cf.  sf1 08.08; tsr 09.08), malgré nos déclarations, l’accusation de censure a été reprise par les médias Ringier, cf., par ex., art. Le Temps 10.08: "Le fœtus, la mouette et le censeur" etc.

2. Le soir du symposium, M. Matthias Frehner a nié  (cf. enregistrement du symposium Teil 2 n° 107-112) avoir censuré la presse, la Berner Zeitung en l’occurrence (petit article tout au fond). Cf. art. BAF 16.08.

Diffamation:
1. Le Kunstmuseum aurait posé plainte pour diffamation contre nous. L’annonce en est faite le samedi 13 août, via communiqué de presse. Le mardi 16, Mme Ruth Gilgen nous assure par téléphone que la plainte a été déposée la veille, se dit prête à nous communiquer le texte de la plainte mais, finalement, n’en fait rien. A ce jour, absolument aucun document ne nous est parvenu, le délai est étonnamment long.

A notre sens, cette annonce d’une plainte pour diffamation tient de la manoeuvre pour discréditer notre discours et relève de la dénonciation calomnieuse et de l’atteinte à l’honneur.

2. A de nombreuses reprises depuis l’annonce de ladite plainte, MM. Frehner et Sigg nous accusent de diffamer les responsables du Kunstmuseum et l’artiste chinois Xiao Yu. Le soir du symposium du 22 août et le lendemain, dans une interview accordée à la Berner Zeitung, M. Matthias Frehner nous accuse de diffamer Xiao Yu en lui reprochant d’avoir contraint une femme à l’avortement en vue de l’obtention de la désormais célèbre tête du fameux bébé-mouette: "Herr de Riedmatten hat auf seiner Homepage zeitweise diffamierende Vorwürfe gegen den Künstler erhoben, die auch uns betroffen haben. Er hatte behauptet, Xiao Yu habe eine Frau zur Abtreibung gezwungen, um an den Fötus heran zu kommen. Das ging für mich eindeutig zu weit, das hat mich sehr betroffen gemacht". En date du 27.08, Martin Haslebacher, de la rédaction en chef de la Berner Zeitung, publie une correction qui mérite qu’on s’y arrête un peu: Non seulement la rédaction reconnaît que nous n’avons jamais ni dit ni publié semblable accusation, mais elle s’enquiert auprès de M. Frehner de ses sources. Ce dernier prétend avoir lu l’énoncé diffamatoire dans le texte de notre plainte. La rédaction, bien obligée de constater qu’il n’en est rien en conclut alors que M. Frehner… ne dit pas la vérité.

N’empêche que cette accusation a fait sensation le soir du symposium. Cf. art. BAF 24.08.

3. Dans le Bund du 27.08, M. Sigg reprend à son compte les accusations infondées de propos diffamatoires publiés sur notre site web et nous reproche d’avoir crée un climat de menace pour l’oeuvre ("US: Mit verschiedenen Diffamierungen auf seiner Internetseite hat er ein Klima geschaffen, das für diese Arbeit eine Bedrohung darstellt. B: Sie haben Angst davor, dass «Ruan» zerstört werden könnte? US: Das könnte zum Problem werden"; énôrme!). Nous pensons, quant à nous, que le premier facteur d’exposition de l’oeuvre n’est pas notre réaction mais bien son exposition.

Foetus:
1. Ce n’est pas un foetus: "Nous ne sachons pas que cette oeuvre contienne la partie d’un foetus humain. Personnellement, je trouverais aussi cela problématique si tel devait être le cas", déclare M. Matthias Frehner, le 07.08 aux journalistes de la DRS (sf1 08.08), lequel ajoute, deux jours plus tard, devant les caméras de la TSR: "Personnellement, j’ai pensé qu’il s’agissait d’une fausse tête de foetus que l’artiste, selon la tradition, avait modelé en cire pour faire illusion" (tsr 09.08).

"Pour moi, le doute persiste: j’y vois aussi la tête d’un petit singe", déclare Bernhard Fibicher, au Matin du 08.08. (cette autre déclaration dans le même article: "Je préférerais que l’artiste ne réponde pas clairement à notre question", laisse songeur quant aux intentions réelles du Kunstmuseum d’apporter des réponses à nos questions)

Comment MM. Frehner et Fibicher expliquent-ils leurs doutes alors que la nature humaine de la tête du foetus était clairement définie dans le catalogue de la Biennale de Venise (2001) par la Pr. Monica Dematté, conservatrice au musée d’art contemporain de Shanghaï, laquelle parle sans détour de "foetus prématuré"? Cf. art. BAF 09.08 avec photocopie du catalogue.

2. Autre fait marquant, quand le journaliste du Bund affirme qu’il a toujours été de notoriété publique que la tête du bébé-mouette était celle d’un foetus, Uli Sigg lui répond qu’en effet, c’est bien la vérité, "Je connais bien l’artiste et me suis entretenu avec lui de ce travail" (B: Herr Sigg, Ihnen war doch immer klar, dass das Kunstwerk «Ruan» Teile eines echten Fötus enthält. US: Das ist richtig. Ich kenne ja auch den Künstler und habe mit ihm über diese Arbeit diskutiert).

On s’interrogera alors sur l’opportunité des déclarations au point 1., comme on s’interrogera sur la prétendue ignorance et sur la conviction de leurs auteurs.

3. Dans le Bund du 09.08 on lit ceci: "Für Frehner ist klar, dass für eine Installation mit einem echten Fötus kein Platz in der Ausstellung sei: "Es gibt in der Sammlung Sigg ein paar Objekte von Künstlern, die mit Tabus spielen. Auf diese Werke haben wir ganz bewusst verzichtet"". Remarque d’ailleurs critiquée dans le même quotidien, en date du 27.08, par le collectionneur Uli Sigg. M. Frehner reconnaît par conséquent qu’un foetus n’a rien à faire dans une exposition et que certaines oeuvres ont été écartées selon des critères tout autres qu’artistiques. Nonobstant l’évidence de cette déclaration, M. Frehner n’a pas craint de nier, devant plus de 400 personnes, avoir tenu de semblables propos (cf. enregistrement du symposium Teil 2 n° 118-122. N° 122, faute de micro, on entend à peine la réaction indignée d’un auditrice qui lui rappelle exactement ses propos, la médiatrice lui demande alors de se taire). Cf. art. BAF  19.08 et 24.08.

Menace:
Pour justifier du retrait de l’oeuvre, les autorités du musée ont très vite argué de menaces téléphoniques d’hypothétiques islamistes genevois, menaces jamais démontrées au demeurant (par ex: Blick 09.08, Embryo auf Möwenkorper, der Bund du 12.08 et Bernhard Fibicher dans Forum [dès 28′25] du 09.08). Ces accusations sont dénuées de toute vraisemblance, a-t-on jamais vu des actes de terrorisme islamiste dans les musées ou contre l’art pour des objets ne s’en prenant pas directement à l’Islam? Ces accusations ont surtout servi à faire l’amalgame entre fondamentalisme islamiste, chrétien du sud des Etats-Unis et notre personne. Nous serions curieux de connaître quelques exemples de terrorisme chrétien dans les musées suisses… Cf. art. BAF 13.08

Plainte (v. aussi Diffamation):
1. Lors du symposium, M. Matthias Frehner a assuré à l’assemblée que notre plainte avait été jugée irrecevable par la justice bernoise (information reprise telle quelle par l’émission Forum [dès 37′30] du 23.08). Aujourd’hui, soit six jours plus tard, cette "information" reste toujours invérifiable. Ni la rédaction du BAF, tout de même la première concernée, ni notre avocat avons été informé de ce fait. M. Frehner aurait-il des liens privilégiés avec la justice (Le musée et le tribunal sont voisins de palier sur la Hodlerstrasse)?

2. Lors du même symposium, M. Peter Studer a démonté de façon arbitraire la légitimité de ladite plainte en évitant soigneusement de mentionner les avis de droit de MMee Bonnant et Bruchez et en accordant une confiance aveugle, mais néanmoins absolue, dans les justifications de l’artiste Xiao Yu nonobstant son degré d’implication.

Si l’on considère l’avis de Me Bruchez, mais, et, surtout, la qualification de "foetus prématuré" par la Pr. Monica Dematté, l’on est alors en droit de considérer le foetus du Kunstmuseum comme un être humain ayant vécu et pouvant bénéficier, par conséquent, des dispositions attachées à l’art. 262 du CPS définissant le droit à la paix des morts.

Réaction/Scandale:
1. Les responsables du Kunstumuseum (par ex. M. Bernhard Fibicher dans l’émission Forum [dès 28′25] du 09.08) et M. Uli Sigg (par ex: der Bund 27.08) prétendent dans de nombreuses interviews que l’exposition de l’installation Ruan lors de la Biennale de Venise en 2001 n’avait alors suscité aucune réaction. C’est faux, La journaliste Charis Dunn-Chan qui a couvert l’exposition de la 49e Biennale de Venise pour la BBC a rédigé un article, daté du 17 juin 2001, intitulé "Dark visions at Venice Biennale", "Sombres visions à la Biennale de Venise": "Les corps de rongeurs avec des ailes d’oiseau sont extraordinairement inconfortables.  Mais avec (arrivés à celui qui a) une vraie tête de foetus sur l’un d’eux, certains visiteurs couraient vers la sortieL’éthique de son travail semble très discutable (l’intégral en anglais ici). Cf. art BAF 10.08.

2. Les mêmes prétendent que notre réaction à l’exposition est la première voire la seule (par ex. swissinfo 22.08). C’est faux, "on a très vite remarqué qu’il y avait vraiment des réactions", nous confie Mme Ruth Gilgen, porte-parole du Kunstmuseum, qui mentionne en outre, dans notre interview audio du 03.08,  la réaction d’un visiteur, lequel aurait demandé le retrait de cette oeuvre, et celle d’une classe d’élèves qui auraient éclaté en sanglots devant le foetus à corps de mouette. Cette dernière information est confirmée au quotidien le Matin en date du 07.08.

En outre, les sujets télévisés publiés à ce propos montre bien les réactions du public: Cf.  sf1 08.08; tsr 09.08.

2 bis. Dans le Bund du 12.08, ainsi que le soir du symposium, M. Matthias Frehner a déclaré que contrairement à nos "allégations" jamais aucun élève n’avait fondu en larmes devant l’oeuvre ("Entgegen der Behauptung von Adrien de Riedmatten sind in Bern keine Schulkinder vor dem Werk in Tränen ausgebrochen"). Cf. art. BAF 13.08.

3. Au chapitre des réactions, le musée a soigneusement oublié de mentionner celles de la SPA du canton de Vaud et de MM. Visson, Buache et Frey.

En conséquence, nous en concluons que tant les autorités du Kunstmuseum que M. Uli Sigg ont une conception extrêmement personnelle de la vérité.

[Correction du 30.08: lundi 15 a été corrigé en mardi 16]

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août 26

Au rythme de quasiment une interview par jour, l’impayable mais néanmoins lourdement subventionné Matthias Frehner continue de répandre sa vision psychédélique de la réalité dans toutes les filiales Ringier des feuilles de chou d’une capitale bernoise désormais submergée par l’art, sans mauvais jeu de mot (1).

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août 25

"Les installations contestées - faut-il parler d’oeuvres? - soulèvent le dégoût, mais elles mettent surtout en évidence une profonde dégradation de la conscience des hommes de leur rapport à la nature. On se trouve probablement en face d’un stade "trash" de la marchandisation de toute chose", peut-on lire de la plume de Pierre Frey, professeur d’histoire de l’art de Lausanne, sur le site du radeau de la méduse.

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août 24

Dans la Berner Zeitung du jour, on lit, en page 12, de la bouche même de M. Matthias Frehner, directeur du Kunstmuseum de Berne: "Herr de Riedmatten hat auf seiner Homepage zeitweise diffamierende Vorwürfe gegen den Künstler erhoben, die auch uns betroffen haben. Er hatte behauptet, Xiao Yu habe eine Frau zur Abtreibung gezwungen, um an den Fötus heran zu kommen. Das ging für mich eindeutig zu weit, das hat mich sehr betroffen gemacht", assertion déjà entendue lors du symposium du 22 août et qui revient à nous accuser de diffamer Xiao Yu en lui reprochant d’avoir contraint une femme à l’avortement en vue de l’obtention de la désormais célèbre tête du non moins célèbre bébé-mouette.

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août 23

Les grands seigneurs de la culture suisse nous ont fait la grâce immense, hier, de nous inviter… à venir les écouter. Nous l’avons fait mais estimons toujours, pour notre part, ne pas avoir été entendu. En fait de débat et de la place qui nous avait été garantie sur l’estrade parmi les autres orateurs, nous nous sommes retrouvé dans le public face à 7 "intellectuels" triés sur le volet, fort charmants au demeurant, qui se sont faits fort de répéter 7 fois l’avis des responsables du musée, interrompus de temps en temps par les applaudissements de la petite bourgeoisie locale.

5 minutes, 5 misérables minutes  (300 secondes) d’introduction contre deux heures et demi d’un abattage en règle, dans la langue de Frédéric de Prusse, cela tient plus du procès en assises que d’un véritable débat. Nous n’en tirons qu’une seule conclusion, le monde de la culture subventionnée refuse le dialogue, que disons-nous refuse, ne conçoit même pas concevable de s’abaisser à dialoguer avec le vulgum pecus du troupeau contribuable. Puant! D’où ces plus de deux heures de sornettes réchauffées et resservies sous le couvert d’une instruction de façade, de contre-vérités faciles, de dénis, de récupérations politiques et idéologiques, de victimisations, plus quelques pelletées de haine gratuite déversées généreusement du haut d’un podium, qui l’espace de quelques heures, prenait des airs de trône absolu, voire d’autel sacré. Bref, nos amis du Kunstmuseum, tous de fervents lecteurs du BAF apparemment, avaient une bonne dose de frustration a rattraper.

Rien ne nous aura été épargné: Le coup des momies auquel nous avons déjà répondu 20 fois, celui de la plainte invalide, défendu par un juriste qui évite soigneusement les détails que nous avons donnés et accorde une foi aveugle aux assertions de l’artiste Xiao Yu, selon lesquelles la mouette serait un don du ciel et le foetus un don de la science. Nous le répétons, les justifications avancées par quelqu’un d’aussi impliqué qu’un artiste envers son oeuvre, quelqu’un qui, de surcroît, semble s’épanouir dans la couture de souris vivantes, ne nous suffit pas. Pour l’anecdote, notons le lapsus de ce fameux juriste, M. Peter studer, qui a commencé par dire que Xiao Yu avait trouvé le foetus dans un parc… léger malaise.

En conclusion, nous continuons de penser que le monde de l’art contemporain s’est érigé en système, système d’autant plus opaque et intouchable qu’il est en cheville avec le monde de la finance, des médias et des universités. Brain-business. En ce qui nous concerne, la chose est bien claire, la puissance de ce milieu ne nous est pas une preuve de son bon droit, son incapacité à tolérer la critique nous est une évidence flagrante, en revanche, de sa faiblesse et d’un profond déséquilibre.

Il n’est pas acceptable que le premier pourvoyeur de fonds du Kunstmuseum, le peuple, soit le dernier à pouvoir donner son opinion sur ce qui, en fin de compte, lui appartient.

Bafolución!

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août 21

"La chose (comprendre l’oeuvre, ndlr), je la trouve horrible! s’exclame Freddy Buache. C’est une question de respect par rapport à la vie, on aurait tort d’utiliser l’art pour détruire la vie. On le fait déjà assez en dehors de l’art, on détruit la vie partout, à commencer par la vie que je préfère, qui est celle des arbres [rires]".

Le brillant fondateur de la cinémathèque suisse, qui est tout sauf étranger au monde de l’art, pense, dans la lignée du peintre Visson, que si le monde de l’art ne s’impose pas des garde-fous de lui-même, le monde politique, surtout de droite, "ce qui n’est pas mon genre", précise malicieusement Freddy Buache, se fera une joie de les lui imposer. "C’est un peu ça le danger".

"Je suis pour l’art moderne, bien sûr, mais il faut reconnaître que l’art contemporain utilise toutes les combines pour faire parler de lui, éventuellement pour vendre des choses, et ça, ça ne marche pas. Exprimons-nous, et exprimons-nous comme on s’est toujours exprimé, en respectant un certains nombre de choses".

En somme, il reviendrait aux artistes, aux responsables de musées, au monde de la culture en général de se responsabiliser de façon adulte sur sa façon de communiquer avec le public, histoire de ne pas tendre de perches trop tentantes à quelque politique en mal de coupes budgétaires.

"Connais-toi toi même et tu connaîtras l’univers et les dieux!" N’est-ce pas cela la finalité de tout art, toucher Dieu?

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août 20

"Je ne comprends pas la réaction du monde de la culture en faveur d’un objet aussi abject. Cela au nom de la «liberté d’expression», alors qu’à mon avis, c’est l’affaire du "bébé-mouette" qui représente une atteinte à cette même liberté d’expression! L’utilisation après mutilation de cadavres d’enfant et d’animaux est plus que du mauvais goût. C’est un manque de respect de toute forme de vie. Je trouve tragique que les musées, les collectionneurs, le marché de l’art soutiennent et exploitent de telles démarches", déclare le peintre de renom, Philippe Visson, sur le site de notre confrère bloggeur du radeau de la meduse.

Issu d’une famille russe, élevé aux Etats-Unis, Philippe Visson s’est établi à Montreux où il a crée plusieurs milliers d’oeuvres.
La réputation de Visson n’est plus à faire. Depuis près de 50 ans, ses tableaux ont été montrés dans les plus grandes capitales du monde, et de nombreux musées cantonaux et internationaux exposent ses oeuvres en permanence.

Philippe Visson, comme artiste, semble craindre, à terme, une perte de liberté du monde de la culture si celui-ci venait à perdre le bon-sens: "Toute liberté comporte des responsabilités, même pour les artistes et les musées", conclut Philippe Visson.

-> [Tableau]: Avertissement. A l’Ecart du monde (1963-1979), Philippe Visson

Intégral de la lettre.

Oeuvres du peintre Visson.

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août 20

Selon l’avis de droit demandé par le Baf à Me Léonard Bruchez, le foetus de l’oeuvre Ruan, de l’artiste chinois Xiao Yu, serait bien un cadavre humain aux termes de la loi et pourrait donc bien bénéficier de la paix des morts prévue par l’art. 262 du code pénal suisse.

- Avis de droit:

En parallèle aux débats philosophique et religieux portant sur le commencement de la vie, l’ordre juridique suisse a opté pour une solution différenciée selon le domaine du droit concerné. Dans la mesure où, seule une plainte pénale a été déposée dans le cas d’espèce, seul ce volet sera examiné.

Considérant la part de mystère qui entoure « l’oeuvre » querellée (origine du foetus, date de sa conception, circonstances de sa « naissance », etc…), il est très difficile de se prononcer sur la réalisation des infractions pénales pour lesquelles la plainte pénale a été déposée.

Pour fixer le début de la protection de la vie, le droit pénal n’a pas retenu les critères développés par le droit civil (ATF 119 IV 207 [en partic. 209]). Les premières contractions précédant l’accouchement marquent la limite entre la protection de la « vie intra-utérine » et de la « vie ».

La réalisation de l’infraction de représentation de la violence (CPS 135) semble d’emblée exclue. L’acte de violence représenté se définit comme une action physique active. Or tel n’est pas le cas en l’espèce.

En revanche, pour ce qui relève de l’atteinte à la paix des morts (CPS 262), l’action semble davantage pourvue de chance de succès. La disposition punit de l’emprisonnement ou de l’amende le comportement de celui qui aura « profané ou publiquement outragé un cadavre humain ». S’il est indéniable que « l’oeuvre » en question soit une profanation voire un outrage, plus problématique est, en revanche, le point de savoir si le foetus dont s’est « servi » l’auteur peut être considéré comme un cadavre humain.

L’absence de définition, tant légale que judiciaire, du « cadavre humain » permet une analyse ouverte de cette notion. Il nous faut reconnaître que, jusqu’à présent, la question ne s’était jamais posée en ces termes tant la notion juridique de mort (et son cortège d’effets ; pensons à l’entier du droit des successions) semblait avoir été examinée sous tous ses angles et avoir livré tous ses secrets.

A en croire le Petit Robert, le cadavre est : « un corps mort, surtout en parlant de l’homme et des gros animaux ». Une première remarque – authentique truisme – nous dirige tout droit vers un paradoxe. L’existence d’un cadavre suppose qu’il ait un jour vécu… Or il n’est guère évident que le foetus en question ait eu une existence au sens de la loi pénale. Pour le déterminer, il convient d’appliquer le principes des « premières contractions précédant l’accouchement » aux circonstances générales de l’espèce. En cas de décès du foetus dans le sein de sa mère avant les premières contractions, il faudrait considérer que sa profanation échapperait au champ d’application de la disposition réprimant l’atteinte à la paix des morts. En revanche, dès les premières contractions, il y aurait lieu d’admettre son « existence » et l’applicabilité de CPS 262, quand bien même l’enfant serait décédé au cours de l’accouchement ou dans les premières secondes de sa vie.

Eu égard à la systématique du Code pénal, cette solution n’est guère satisfaisante. Ethiquement, elle l’est encore moins. En dépit du jugement du Tribunal fédéral selon lequel, un foetus ne saurait être victime d’un homicide (ATF 119 IV 207), il nous échoit tout de même de remarquer, interprétation systématique aidant, que la protection du bien juridique « vie » telle que prévue par le Code pénal englobe tant la vie intra-utérine que la vie extrautérine.

De surcroît, le Tribunal fédéral a reconnu, en matière de droit constitutionnel, que l’individualité humaine commençait au moment de la fusion des noyaux qui a lieu 24 heures environ après l’imprégnation de l’ovule (ATF 119 Ia 485).

Qui plus est, à la lumière du principe constitutionnel de la dignité humaine, il n’est pas exclu qu’en instituant une disposition protégeant la paix des morts (CPS 262), le législateur avait en tête une interprétation large de la notion de « cadavre humain » protégeant tant le foetus que l’homme ayant eu la chance de vivre davantage.

Force est donc de reconnaître que « l’utilisation » d’un foetus (de quelque mois que ce soit) pour en faire une « oeuvre » profane de manière choquante un cadavre humain et tombe sous le coup de l’art. 262 CPS.

Me Léonard Bruchez, avocat-stg.

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août 19

cliquerM. Samuel Debrot, vétérinaire et président de la société vaudoise de protection des animaux (SVPA, fondée en 1861!) a déclaré au BAF avoir envoyé une lettre au siège de la protection suisse des animaux (PSA) pour lui demander une protestation formelle à l’encontre de l’oeuvre d’"art" Ruan, laquelle représente, selon lui, un acte de cruauté caractérisé envers un animal.

Au téléphone, Samuel Debrot, a comparé l’opération de l’artiste chinois Xiao Yu, consistant à coudre deux souris vivantes l’une à l’autre pour filmer ensuite leurs réactions, aux horreurs de la vivisection.

La lettre devrait bientôt être publiée sur le site de la SVPA.

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août 19

Le BAF avait l’intention de publier un dernier communiqué avant le symposium de lundi via le diffuseur national Newsaktuell. Communiqué d’un laconique à pleurer au demeurant, mais qui avait le défaut de rappeler qu’un certain collectionneur d’art était aussi le vice-président d’un certain groupe de presse de grande envergure; une véritable épidéme…

On se concentre 5 minutes, Newsaktuell appartient à la société ATS (agence télégraphique suisse), laquelle vend ses dépêches à tous les médias du pays. On vous laisse deviner qui est son meilleur client…
En outre, le conseil d’administration de l’ats comprend des membres éminents des groupes NZZ ou Edipresse dont nous savons aujourd’hui les liens étroits qu’ils entretiennent avec le groupe Ringier. Avec cela, l’ats et Ringier collaborent à un système de nouvelles sportives "Sport164". Cela étant dit pour ceux qui n’aurait pas la foi en Big Brother…

Texte du communiqué:

"Nous tenons à rappeler que nous avons déposé cette plainte non dans un esprit de censure mais de mise en garde contre un abus évident et devant le refus de dialogue des responsables du Kunstmuseum. Les cadavres humains exposés dans les musées anatomiques ou archéologiques ne nous dérangent aucunement, leur exposition est un sacrifice consenti à l’avancée d’une science indispensable au bien-être des vivants. Mais, quand un musée des "Beaux-Arts", sous prétexte d’« art », se met à détruire, à torturer la matière humaine, à jouer avec le cadavre d’un homme pour le montrer tel qu’il n’est pas, nous nous estimons en droit de poser des questions.

M. Matthias Frehner, directeur du musée, reconnaît lui-même, dans le Bund du 09.08, qu’un foetus n’a pas sa place dans une pareille exposition.

Dans la mesure où le foetus du Kunstmuseum, âgé, de l’aveu même de l’« artiste » Xiao Yu, de plus de 22 semaines, aurait respiré en dehors du sein maternel, il doit, aux termes de la loi, être considéré comme un être vivant et a le droit, par conséquent, de connaître la paix des morts. Dans ses écrits, la Pr. Monica Dematté, conservatrice au musée de Shanghaï, qualifie l’enfant-mouette de « foetus prématuré »; en ce qui nous concerne, l’humanité de cette petite fille n’est plus à démontrer.

Les responsables du Kunstmuseum, après être passés par toutes les phases du déni et de la mauvaise foi, ont entamé une campagne de discrédit à notre encontre pour s’éviter la peine d’avoir, sinon à nous écouter, du moins à nous entendre. Du militant fondamentaliste lié aux terroristes islamistes à l’affabulateur ‘diffamateur’, tout a été essayé. Campagne d’ailleurs largement répercutée par les médias du groupe Ringier, dont M. Uli Sigg, le collectionneur, est vice-président…

Adrien de Riedmatten"

Deutsche Version

Versione italiana

On compte sur vous pour nous aider à diffuser ce communiqué "all over the Suisse"!

Les médias au peuple!

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août 18

Tout d’abord signalons l’invitation, présentée dans la presse comme une largesse, qui ne nous pas été transmise autrement que par communiqué. Communiqué qui, d’ailleurs, place à côté de notre nom l’accusation peu vraisemblable de diffamation. Procédés petits et mesquins, qui relèvent à la fois d’un manque crucial d’éducation ainsi que d’une étourdissante étroitesse d’esprit. Nous n’avons pas à faire des gentlemen, nous nous en doutions, maintenant nous le savons.

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