Bureau audiovisuel francophone

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Bébé-mouette: M. Le Conseiller fédéral Couchepin n’a “pas de commentaire à faire”

18 08 2005

Après 2 semaines d’attente et une trentaine de coups de fil, le Conseiller fédéral Pascal Couchepin, interrogé sur le haut patronage qu’il a accordé à l’exposition Mahjong sans même l’avoir vue, a répondu au BAF, par la personne de son porte-parole M. Jean-Marc Crevoisier, "n’avoir aucun commentaire à faire sur cette question".

Ca se passe, effectivement, de commentaires.


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Le Kunstmuseum dépose plainte contre le BAF

16 08 2005

-> Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie. Prévert 

La vue de cette splendide oeuvre d’art qu’est le BAF, exposée sur le web depuis plusieurs mois sans avoir jamais provoqué la moindre réaction négative de la part de qui que ce soit, suscite l’ire des responsables du Kunstmuseum qui, dans le même communiqué annonçant que notre présence est requise au symposium du 22 août (victoire!), déclare avoir déposé une plainte pénale pour diffamation à l’encontre de notre rédacteur en chef, Adrien de Riedmatten.

Navré que le musée n’ait pas perçu le "message" profondément artistique de notre démarche, démarche faite "justement pour choquer, interpeller, inviter à la réflexion", cherche à nous brimer dans notre sensibilité d’"artiste-journaliste contemporain" et n’ai pas su comprendre la force et la profondeur de notre initiative pour un média "alternatif", un office de la culture un peu plus proche de son premier sponsor, à savoir le contribuable, et pour "renverser les tabous" du jésuitisme politique, financier, artistique.

On l’a vu, ce n’est pas la première fois que le Kunstmuseum cherche à museler la presse, nous le prévenons aimablement qu’en ce qui nous concerne, il faudra trouver mieux pour nous faire taire!

Dites à vos maîtres que nous sommes ici par la volonté du peuple…


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Bébé-mouette: Le Kunstmuseum censure la presse

16 08 2005

Dans un petit article de quelques lignes, publié dans la Berner Zeitung du 10 août, soit au tout début de l’affaire, le journaliste Jürg Spori fait état des réactions -ces fameuses réactions que nous serions seul à avoir, selon les responsables du musée- des visiteurs, à peine passés devant la mouette à tête d’enfant de l’artiste Xiao Yu.

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Et bis repetitam…

14 08 2005

La NZZ du jour nous prête des intentions malhonnêtes: Truc, manipulation, astuce, envie-de-passer-à-la-télé.

A force de manipuler leur lectorat depuis plus de 150 ans, on comprend qu’ils aient du mal à considérer une réaction toute simple, sans autre but que de s’interroger, de la même manière que ferait une ménagère en face de son entrecôte, sur la provenance et les garanties éthiques de certaines "oeuvres d’art" qui garnissent les rayons de nos musées.

Las, on ne vous dira pas à quel grand groupe financier le groupe NZZ est étroitement affilié.

Les médias au peuple, les banquiers à la lanterne!


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Méthodes policières: Notre réponse au Matin Dimanche

14 08 2005

M. Favre veut à tout prix nous tailler un costard d’Ayatollah. Découper cette tête anonyme pour la recoudre sur l’étiquette pré-formatée « fasciste AOC » aux exigences d’une pensée exagérément simplifiée.

Pour ce faire, M. Favre a omis sciemment, à côté de notre critique « virulente de la gauche », de mentionner nos réflexions non moins virulentes à l’encontre de la droite libérale.

Au chapitre des « délits de liens » -n’importe qui n’est-il pas libre de nous mettre en lien d’ailleurs?- nous sommes étonnés de voir que M. Favre n’a pas tiqué devant le fait que nous sommes, et ce depuis des mois, en lien sur l’excellent site de l’union patronale des juifs de France (UPJF); un hasard?

M. Favre a commencé à appeler nos connaissances pour les interroger sur notre vie privée. Quand nous l’avons eu au téléphone, les questions se sont faites si pressantes, le ton si agressif, que nous avons été contraint de révéler des détails de notre intimité, de notre santé, de notre vie sexuelle même, histoire de « lâcher un peu de lest » dans l’espoir d’apaiser notre interlocuteur. Après nous avoir demandé à plusieurs reprises si nous voulions devenir trappiste (?), si nous appartenions à l’« aire psychologique »  de quelque grand nom de l’antisémitisme français des années 30, M. Favre, après 2 heures d’entretien a exigé d’une voix forte que nous lui disions si « à la fin, oui ou non, nous étions un ‘facho’ ». Nous lui avons répondu que non et que, nonobstant notre réel désir de le satisfaire, nous ne pouvions lui mentir.

Cette façon de faire relève plus des méthodes policières que journalistiques, et nous sommes navré de constater qu’un journaliste qui a un tel amour de la vérité vissé au corps en omette une, capitale mais dérangeante celle-la, M. Uli Sigg est le vice-président du groupe Ringier.

Adrien de Riedmatten
rédacteur en chef BAF

PS. Et, évidemment, nous nions avoir été "séduit dans notre jeunesse" (non mais, nous ne sommes pas celui que vous croyez) par qui ou quoi que ce soit, surtout en Valais, pays splendide au demeurant, où nous n’avons passé qu’une faible proportion de ladite jeunesse. Il faudra donc trouver autre chose pour écraser l’ignoble jacquerie de ces pouilleux de bloggeurs.

Les médias au peuple!

Bafolución!


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Réponse à M. Frehner

13 08 2005

Dans une interview accordée au quotidien bernois der Bund (affilié Ringier), M. Matthias Frehner, directeur du Kunstmuseum, déclare:"Contrairement a l’affirmation de Adrien de Riedmatten il n’y a pas eu de classe d’écoliers qui se soit mise à pleurer".

Notre réponse: http://www.bafweb.com/508032-1.wma (voir min. 00′57).

L’article complet


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Der Bund nous taille un costard d’Ayatollah: Les vraies raisons

13 08 2005

Dans son article du jour, le quotidien bernois Der Bund reprend les accusations lancées par le Blick concernant les liens du BAF avec des islamistes extrémistes genevois, pour conclure en fait que le seul véritable extrémisme est celui des fondamentalistes chrétiens. Nous mettons le quotidien au défit de trouver un seul cas de "terrorisme chrétien" d’ici à la naissance de la Confédération en 1291.

Si réactions inconsidérées il y a eu, lesquelles nous condamnons à même titre que les menaces et insultes qui nous ont été adressées par certains "défenseurs de la liberté de l’art extrémistes", doit-on considéré qu’elles sont du fait de ceux qui ont exposé une oeuvre dérangeante, dans le but avéré, de leur propre aveu, de "secouer" et de "choquer", ou de celui qui veut justement que cette oeuvre soit retirée pour éviter de traumatiser les esprits fragiles et instables.

Deux poids, deux mesures.

Le plus surprenant là-dedans, c’est que le quotidien Der Bund n’appartient pas à Ringier mais au groupe NZZ. Nous plaisantons, bien sûr, depuis 2004, Ringier et NZZ sont une seule et même entreprise pour tout ce qui concerne l’imprimerie. L’entreprise s’appelle Swiss Printers AG et est entre les mains de la Ringier Print Holding AG à hauteur de 70%…

Pour vous aider à comprendre comment on arrive à un tel monopole sans que la Commission de la concurrence (Comco) ne réagisse, nous vous dirons que les 30% restants proviennent des compagnies que le groupe NZZ a apporté dans la fusion de Swiss Printers AG, à savoir: Zollikofer Druck AG et NZZ Fretz AG, toutes deux à 70% propriété de Ringier. On vous laisse méditer là-dessus. D’ailleurs Bund en français ne veut-il pas dire fédération?

Nous allons finir par croire que nous sommes le dernier "journaliste" (pseudo-journaliste, M. Jeannerat nous ayant aimablement fait remarqué que nous n’avions pas de "carte de presse". Etant donné qu’il faut bosser chez Ringier pour en avoir une, effectivement, on est pas près de l’avoir…) de Suisse qui n’a pas le logo de Ringier sur sa fiche de paye!

Info Tam-Tam, merci à Labigmouche


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Sur plus de 4000 votants, 71,5% sont de l’avis du BAF!

13 08 2005

Mauvaise nouvelle pour M. Sigg et ses employés. La Rédaction du BAF, avec sa mafia obscure de fondamentalistes et d’islamistes malfaisants (accusation facile, voire un brin raciste et orientée du Blick), danger imminent pour le sort de la liberté et de la démocratie dans notre pays (on se croirait en plein discours de W.) est juste… très largement majoritaire!

Un sondage sur le site internet du quotidien 20 min demande leur avis à ses lecteurs concernant le retrait de l’oeuvre de Xiao Yu par le Musée des Beaux-Arts.

Sur 1983 votes (les autres sondages tournent autour de 100 à 600 votes max.) 68% se disent favorables au retrait contre 32% mécontents.

Sur Bluewin, la proportion est pour l’instant plus importante: Pour 2284 votants, 75% pensent qu’il fallait retirer l’oeuvre contre 25%.

Soit, sur un total de 4267 voix, un pourcentage de 71,5%. Niveau plébiscite, à part Kim Jong-Il et Chirac, on fait pas mieux.

Voilà qui pose une question intéressant: Le groupe Ringier, dont M. Uli Sigg est vice président, avec ses plus de 100 publications dans plus de 10 pays, jusqu’en Chine, son chiffre d’affaire dépassant le milliard de francs suisses et ses 3000 employés rien qu’en Suisse, nous austracise, nous censure et nous musèle et veut passer pour représenter la tendance majoritaire alors qu’il ne dispose pas de 30% de l’opinion populaire.

Où en est la liberté de presse dans notre pays?

L’information n’est la propriété de personne! Nous voulons des médias qui représentent le peuple et ne soient pas de vastes entreprises privées de contrôle, de gestion des idées et de manipulations des réactions populaires. Au point où nous en sommes, nous demandons des médias publiques avec des journalistes élus par le peuple ;).

No passaran los banqueros!

Bafolución!


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La vérité qu’il n’y aura pas dans Le Temps d’aujourd’hui

13 08 2005

cliquer

Dans son interview d’hier dans Le Temps, M. Uli Sigg dit qu’il faudrait chercher à "mieux connaître" l’"individu" qui  osé déposer plainte. Nous vous proposons de mieux connaître M. Uli Sigg. Cliquez sur l’image!

Bafolución!


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Comment Kim Jong-Il a prévu de rentrer en Suisse…

13 08 2005

gniark.ch… trop fort!


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Le rédacteur en chef du Blick nous raccroche au nez! Motif? Oser “insinuer” que M. Sigg est vice-président du groupe Ringier, propriétaire du Blick!

12 08 2005

Nous avons demandé ce matin même, au rédacteur en chef du Blick de corriger certaines assertions erronées qui figuraient dans ses colonnes, notamment celle qui dit que nous avons déposé notre plainte avant d’avoir vu l’oeuvre de Xiao Yu (cf. art. du Blick 09.08, Embryo auf Möwenkorper d’un certain Rico Bandle).

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LE TEMPS CENSURE LE BAF! Motif? Oser dire que M. Sigg est vice-président de Ringier et dirige 82% du Temps !

12 08 2005

Notre rectificatif n’a pas été agrée. CENSURE?

Ci-dessous, notre correspondance avec MM. Roth et Jeannerat (c’est nous qui soulignons):

"Cher Monsieur,

Merci pour votre texte. J’admets volontiers que vous tiriez sur le journal dans chacun de vos paragraphes. Mais il est absurde d’en déduire que nous menons une campagne contre vous. Tel n’est pas le cas, tout observateur de bonne foi en conviendra. De même, il est sans fondement d’associer M. Sigg aux liens qui unissent Ringier au Temps: c’est recourir aux méthodes que vous dénoncez. Je vous propose en conséquence de publier votre texte sans sa dernière phrase. Etant absent cet après-midi, je vous propose de conclure cet échange avec M. Ignace Jeannerat, rédacteur en chef adjoint (ignace.jeannerat@letemps.ch).

Avec mes meilleures salutations,

Jean-Jacques Roth".

Notre réponse à M. Jeannerat:

"Monsieur,

En réponse à M. Roth nous dirons qu’à notre sens, dans les écrits de Mme Coen, il n’est pas évident qu’on ne cherche pas à nous faire passer pour un manipulateur et un vil trafiquant d’influence. Pour mémoire:

"Mu par «une saine indignation», selon ses déclarations au quotidien Le Matin, Adrien de Riedmatten cherche à connaître la provenance de la tête. En attendant, il se met en campagne sur son site, porte plainte contre le musée bernois, contre le collectionneur, contre l’artiste. Et se rend enfin, dimanche dernier, à Berne pour découvrir l’objet de son courroux et se faire photographier auprès du bocal. Voici donc la polémique adroitement lancée, nourrie d’ingrédients capables de catalyser les émotions de tous bords" etc.

En outre, nous considérons qu’il n’est pas moins fondé de rappeler à tout bout de champ, en ce qui nous concerne, un lien qui n’existe plus depuis deux ans avec les JUDCvr et qui n’a jamais existé avec Dieu sait quelle association pro-life fondamentaliste, que de dire quels sont les liens actuels du collectionneur, M. Uli Sigg, avec certains groupes financiers proriétaires de nombreux titres de presse dont Le Temps. C’est de l’information, rien de plus, refuser de la publier serait censurer.

Le fait que M. Sigg soit invité à parler librement dans vos colonnes et que nous devions passer par plusieurs mails et coups de téléphone et, présentement, justifier, non pas de nos déclarations, car tout est vrai, mais de notre droit à les exprimer,  nous semble particulièrement révélateur de ce qui vient d’être dit.

Notre réponse est déjà sur notre site et a déjà été transmise à la presse. La contraindre, la rejeter et la censurer ne serait pas une attitude ouverte en faveur d’un dialogue transparent.

En conséquence, nous maintenons notre déclaration à la lettre sans tolérer la moindre censure.

Meilleures salutations.

Adrien de Riedmatten"

La réponse de M. Jeannerat:

"Concrètement, je vous répète la proposition de M. Roth, soit la publication de votre lettre sans les deux dernières lignes, soit une courte précision écrite par nos soins. Avant de parler de censure, je préférerais que vous me donniez clairement votre préférence.

Meilleures salutations
I.Jeannerat".

Notre réponse:

"L’intégralité ou rien.

Je m’inscris d’ores et déjà en faux contre tout ce que vous écrirez sur mon compte sans mon accord.

Salutations

Adrien de Riedmatten".

Apparemment, il y a certaines choses qu’un citoyen n’a pas le droit de dire.

Vive la presse libre!

M. Sigg, vice-président de Ringier, sans fondement…?


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Francis Richard: Le silence peut être digne ou…indigne, c’est selon.

12 08 2005

"Les injures sont les raisons de ceux qui ont tort" Nicolas de Chamfort.

 

 

 

La chronique audio de Francis Richard.


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Bébé-mouette, symposium du 22 août: Le BAF sera-t-il invité?

12 08 2005

Notre lettre ouverte au directeur du Kunstmuseum, M. Matthias Frehner:

"Monsieur,

La presse nous apprend votre intention de réunir un symposium d’artistes, de théologiens et de médecins autour de la question suscitée par l’installation Ruan de l’artiste Xiao Yu. Nous nous félicitons de cette décision qui ne pourra être que bénéfique pour l’art en général et la réflexion culturelle dans notre pays.

Nous pensons qu’il est primordial que les milieux de l’art renouent enfin le dialogue avec leur public, un rapport de proximité continuel est indispensable pour permettre à chacun de grandir ensemble, main dans la main. Quelle serait la valeur pédagogique de l’art si les artistes venaient à perdre ce contact avec ceux à qui leurs oeuvres sont principalement destinées?

Nous sommes convaincu que l’extrême sensibilité qui caractérise votre fonction vous a permis de sentir et de comprendre que notre démarche n’était pas une démarche de rejet à votre encontre mais bien de dialogue, comme un enfant, assoiffé d’instruction, qui serait obligé de faire un peu de bruit dans l’espoir d’attirer enfin l’attention de ses maîtres.

Nos moyens sont modestes, il est vrai, mais nous bénéficions d’une certaine formation, universitaire, en histoire et en histoire de l’art et de quelques notions de théologie, de droit et de philosophie. Nous avons même publié dans une revue d’histoire de l’art et sommes l’auteur d’un ouvrage académique de près de 600 pages traitant également de cette question; nous avons même quelques découvertes à notre actif en cette matière, lesquelles nous ont apporté la considération des plus grands spécialistes.
En outre, la publicité donnée à l’évènement nous a permis de rencontrer d’éminents scientifiques embryologistes et des juristes de talents, lesquels, nous en sommes convaincu, seraient enchantés de dispenser leurs conseils lors dudit symposium, à titre gracieux cela va de soi. Pour notre part, loin de nous l’idée de nous vouloir comparer à ces personnes ou à celles que avez l’intention d’inviter, néanmoins, nous serions particulièrement heureux de participer à cet instant historique des retrouvailles de l’art avec son public.

En outre, ne pensez-vous pas qu’il serait utile au débat de bénéficier de la présence et des avis des spécialistes de l’association Amnesty International, qui accomplit un travail remarquable en Chine et emploie des collaborateurs très au fait de la culture et du système de santé chinois. Pourquoi ne pas proposer, dans la foulée, à l’ambassade de Chine à Berne de vous envoyer leur attaché culturel? Une confrontation avec des artistes dissidents chinois vivant en Europe serait des plus enrichissantes pour la compréhension des rapports entre la Chine et les pays occidentaux. Inviter certaines des personnalités qui ont accordé leur « haut patronage » à l’exposition serait une bonne occasion pour ces dernières de la découvrir enfin. Quant à M. Sigg, mais vous y avez sans doute pensé, sa présence est incontrounable.

Le battage médiatique, que nous regrettons dans la mesure où il a pu vous faire du tort, a néanmoins servi à prouver que nous n’étions pas seuls de notre avis. Nous serions très honorés si vous acceptiez de nous laisser représenter cette frange de la population helvétique qui a pu être choquée et troublée par l’exposition des oeuvres de Xiao Yu et qui n’a pas encore été entendue. Ce serait là faire acte de tolérance envers une opinion qui n’est peut être pas la vôtre mais qui existe néanmoins. Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, Monsieur, l’expression de notre considération distinguée.

Adrien de Riedmatten

 Copies: Amnesty International Section Suisse, S.E. M. Uli Sigg, presse".

La lettre recommandée est partie aujourd’hui à 14h08.


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La réponse du BAF au quotidien Le Temps

12 08 2005

La réponse du BAF qui devrait être publiée demain dans les colonnes du Temps selon ce que nous a assuré son rédacteur en chef, M. Roth:

"Le Temps affirme que nous avons déposé plainte avant d’avoir vu l’oeuvre du musée. C’est inexact (erreur que Le Temps est seule à faire avec le Blick). Nous avons examiné les photos du catalogue de la Biennale avec des amis médecins et juristes, avons annoncé notre intention de poser plainte samedi, puis mis notre projet à exécution lundi, soit plus de 24h après notre visite au musée. Cette plainte a été déposée une semaine après que les autorités du musée, de la ville et du canton de Berne, de la Confédération et M. Uli Sigg aient refusé (censure?) de nous donner des réponses claires (v. toutes les interviews sur www.bafweb.com). Si quelqu’un n’a pas vu cette exposition, c’est M. Couchepin, ce qui ne l’a pourtant pas empêché de lui concéder son « haut patronage ».

Le Temps prétend que l’exposition de la Biennale n’a suscité aucune réaction. C’est inexact. Charis Dunn-Chan, de la BBC, dit, dans son article du 17 juin 2001, que les visiteurs « couraient vers la sortie ».

M. Uli Sigg prétend que nous militons dans une association pro-life fondamentaliste. C’est inexact. Nous avons effectué un stage de 4 mois dans une association d’aide aux mères en détresse où, en fait de fondamentalistes, nous n’avons vu qu’une bande de gentils suisse-allemands essayant tant bien que mal de combler les lacunes de l’Etat en matière d’assurance maternité. Ce stage nous a permis de comprendre la souffrance des femmes, souffrance ignorée par le musée qui expose des oeuvres pouvant être particulièrement traumatisantes envers celles qui ont connu une fausse-couche ou perdu un enfant. Il m’apparaît bien moins « fondamentaliste » de vouloir aider les femmes que de couper des tête de foetus et de feindre ensuite de ne pas voir où est le problème. Nous ne sommes actuellement affilié à aucun parti, aucune association sinon la nôtre, le Bureau audiovisuel francophone.

Le fait de s’intéresser à notre appartenance passée aux jeunesses udcvr, sans s’intéresser aux raisons pour lesquelles nous n’y sommes plus, relève de la manoeuvre et de l’entreprise de discrédit dans le seul but de s’épargner le devoir de nous écouter. Si Le Temps fait une telle campagne contre nous et un tel tapis rouge à M. Uli Sigg, c’est pour une raison bien simple, il lui appartient. M. Sigg, vice-président du groupe Ringier, détient, en association avec Edipresse, 82% (v. ici aussi ndlr) du capital du quotidien".

Dans la mesure où cette tribune sera publiée intégralement nous pouvons parler de rapport serein avec la rédaction du quotidien genevois.
Nos rapports avec celle du Blick (100% Ringier) ont été autrement plus tendus, le rédacteur en chef qui a commencé par nous raccrocher au nez (mais qui nous a rappelé) nous a refusé tout droit de réponse ou de correction. De la censure pure et simple de la part d’un groupe financier qui considère l’information comme une propriété privée.


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Bébé-mouette: Le peuple avec le BAF!

11 08 2005

Un sondage sur le site internet du quotidien 20 min demande leur avis à ses lecteurs concernant le retrait de l’oeuvre de Xiao Yu par le Musée des Beaux-Arts.

Sur 1983 votes (les autres sondages tournent autour de 100 à 600 votes max.) 68% se disent favorables au retrait contre 32% mécontents.

Sur Bluewin, la proportion est pour l’instant plus importante: Pour 2283 votants, 75% pensent qu’il fallait retirer l’oeuvre contre 25%.


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Francis Richard: L’engagement de l’Etat dans la culture

11 08 2005

Petit manuel d’utilisateur du Kunst business. Francis Richard se penche sur l’axe ARTISTE-BANQUIER-POLITIQUE; à ne manquer sous aucun prétexte.

 

 

 

La chronique audio de Francis Richard.


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De l’art, encore de l’art, toujours de l’art

11 08 2005

Dans la plus pure lignée de Xiao Yu, un lecteur nous envoie cet article de la BBC du 30 décembre 2002 relatant la diffusion sur la chaîne britannique Channel 4 d’un documentaire, intitulé Beijing Swings, montrant un homme en train de boire du vin ajouté d’un pénis amputé ou l’artiste chinois Zhu Yu en train de mordre dans le corps d’un foetus préalablement braisé…

Dans l’interview, Yu se prétend chrétien et déclare ne connaître aucune religion ni aucune loi interdisant le cannibalisme.

Quelques esprits chagrins ont bien tenté une vague protestattion mais ont vite été rappelé à l’ordre: C’est de l’art.

Vous trouverez ici (v. commentaires), sur le site de Temps de grands esprits "ouverts" pour justifier ce type de démarche: "Ce n’est pas gratuit: les artistes explorent à leur manière l’émergence de l’individualisme, de l’appropriation du corps, et posent la question du statut des morts. L’intérêt de ces artistes est d’avoir traduit l’extraordinaire violence des transformations économiques et sociales en cours en Chine".

C’est de la langue de bois, rien d’autre, dans le but de disculper l’inavouable; nous n’acceptons pas un tel discours. Devant un tel subjectivisme, qui pourra encore, philosophiquement, prendre la décision de jeter en prison un pédophile, un tueur en série, un cannibale qui invoquera la démarche artistique dans le but de dénoncer la société de consommation ou autres foutaises.

On voit d’ici les chevaliers blancs des contes de fée en train d’expliquer à la population, par voie de presse, que, oui n’est-ce pas, l’ogre de la grande forêt est en fait une critique vivante de nos incohérences et symbolise les peurs et les tabous que nous devons surmonter etc…

ATTENTION! IMAGES INSOUTENABLES. INTERDIT AUX MOINS DE 21 ANS ET A TOUTES PERSONNES SENSIBLES, CARDIAQUES ET, SUROUT, ENCEINTES! Nous ne les mettons en lien que dans le seul but que la vérité sorte enfin et qu’aucun relativisme hypocrite ne vienne plus nuire à la réalité nécessaire du message dont nous sommes porteurs. Pardon de vous montrer ces horreurs mais ceux qu’une tête amputée de foetus ne choque plus finiront peut-être par comprendre le sens de notre action, le besoin de limites. Qui nous traitera encore de censeur après cela? Quel journaliste parlera encore de notre "saine indignation" comme d’un réflexe bigot?

Le "mangeur d’homme" de Zhu Yu  ici, ici et ici

ASSEZ!

Info Tam-Tam merci à AD


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“On peut faire de l’art avec l’idée de la mort, mais non avec la chair de la mort”

10 08 2005

Dixit Me Bonnant, spécialiste du droit pénal dans le 24 Heures d’aujourd’hui. Il faut distinguer la création artistique, protégée par la liberté d’expression et susceptible de plaire ou non au spectateur, de la composition réalisée avec un être vivant, qui tombe sous le coup du Code pénal, rappelle-t-il encore.

Pour lui, la tête exposée à Berne ressemble à celle d’un nouveau-né. «L’analogie avec le cadavre est voulue et provoquée», résume-t-il. Et que la mère ait accouché ou non n’y change rien.

24heures.ch


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Bébé-mouette: Pour en finir avec la censure

10 08 2005

Censure! Le terme est tombé comme un couperet de guillotine. L’anathème nous frappe, nous sommes un censeur, un vil inquisiteur, un nazi, un pic, un cap, une péninsule.

Mais quelle censure? Le Musée a-t-il été contraint en quoi que ce soit? Le directeur, M. Bernhard Fibicher, reconnaît sur les ondes de la RSR n’avoir subi aucune pression et que le retrait temporaire est conséquent à "une décision du Musée lui-même et du Conseil de Fondation".

Si les responsables du Musée ont décidé d’un retrait, c’est donc en pleine possession de leurs droits et libertés, mais c’est surtout confronté à la réalité d’une faute professionnelle d’une rare ampleur dans le monde de l’art: L’ignorance totale quant à la provenance et à la composition des oeuvres exposées. Et de s’offusquer lorsque la brebis galeuse ne se contente pas de payer son entrée et de passer son chemin. Ces gens disent vouloir susciter en nous des réactions, et quand nous réagissons enfin, c’est un scandale. N’est-ce pas cela la vraie censure, forcer les gens à se taire et leur nier le droit de poser des questions? 

Nos questions, nos inquiétudes ont été ignorées, rejetées, censurées par les autorités du musée, du Crédit Suisse, de la ville, du canton et de la Confédération et par M. Uli Sigg. Nous avons donc été demander de l’aide à celle qui est censée garantir les droits de tous et non les contraindre, la Justice.

Si MM. Fibicher et Frehner voient dans la Justice une menace et une censure, c’est alors qu’il y a un vrai problème et que leur conscience n’est pas en paix -et pour cause- mais ce problème n’est sûrement pas de notre fait.

Nous estimons avoir autant de droits que les responsables du Kunstmuseum, pas plus mais pas moins non plus.

Puisque nous sommes dans la censure, parlons de l’attitude partiale de certains médias, Le Temps, le Blick, qui transforme habilement un citoyen lambda en salaud de Valaisan néo-inquisitorial, attitude assez peu éloignée de l’esprit de certains commentaires que l’on peut lire à notre encontre sur ce site même. Parlons des insultes continuelles, du rejet discriminatoire systématique de notre personne pour pouvoir se défaire, sans devoir y soumettre son raisonnement, des questions que nous posons; questions légitimes, l’attitude du musée en est la preuve. Parlons encore des menaces récurrentes de violence… Est-ce là l’attitude de personnes se sentant à l’abri de la Justice?

Thomas More a dit, peu avant son incarcération, alors qu’on menaçait de le traîner en justice: "Si c’est de la Justice qu’on me menace, alors je n’ai rien à craindre".


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Les réactions devant les “Sombres visions” de la Biennale de Venise

10 08 2005

Les médias ont largement répercuté les propos des responsables du Kunstmuseum de Berne déclarant que les oeuvres du chinois Xiao Yu, déjà exposée à Venise en 2001, n’avait suscité lors aucune réaction.

La journaliste Charis Dunn-Chan qui a couvert l’exposition de la 49e Biennale de Venise pour la BBC a rédigé un article, daté du 17 juin 2001, intitulé "Dark visions at Venice Biennale", "Sombres visions à la Biennale de Venise", et qui traite exclusivement des artistes asiatiques.

"Le plus controversé de ces artistes asiatiques, écrit-elle, doit être Xiao Yu, de la région intérieure de la Mongolie.  Son installation dans l’Arsenale comporte une série de fioles de laboratoire remplies de pièces assemblées de corps de différents animaux créant des bêtes étranges de l’imagination (sic). 

Les corps de rongeurs avec des ailes d’oiseau sont extraordinairement inconfortables.  Mais avec (arrivés à celui qui a) une vraie tête de foetus sur l’un d’eux, certains visiteurs couraient vers la sortie. 

L’éthique de son travail semble très discutable.  Son impulsion fondamentale est compréhensible.  Le clonage et la manipulation génétique sont sujets à controverses", (l’intégral en anglais ici).

C’est son avis et nous ne sachons pas que Charis Dunn-Chan ait jamais appartenu aux jeunesses UDC.

De tout ceci que faut-il retenir. Tous étaient au courant de l’authenticité de la tête du foetus, des conservateurs aux journalistes en passant par les visiteurs, tous sauf les responsables du musée des Beaux-Arts de Berne.
Tous ont manifesté leur désapprobation, leur interrogation quant à l’aspect éthique de la démarche, de la rédactrice du catalogue de la Biennale, la Prof. Monica Dematté, à la journaliste de la BBC en passant par les publics de Venise et de Berne, tous sauf les responsables du musée des Beaux-Arts de Berne.  

Tous ont manifesté, aucun, jusqu’à aujourd’hui, n’a osé demander des comptes ouvertement tant il est établi que l’art est une religion révélée, sa liberté un dogme infaillible, son clergé les tenants d’une théocratie idéologique irréfragable. Il est plus que temps de laisser parler le peuple à qui les mandarins de la culture subventionnée font avaler tout et n’importe quoi depuis trop longtemps (et qu’on ne vienne pas nous parler de populisme!). Que l’affaire ait éclaté en Suisse n’est pas étonnant, nous sommes les descendants des Kronenfresser et il y a plus d’un trône à culbuter dans cette affaire. Ils voulaient nous "secouer", nous "choquer", nous "faire réagir", c’est fait, qu’ils ne viennent pas s’en plaindre, pour une fois que le peuple réclame autre chose que du pain et des jeux…


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Bébé-mouette: La critique de la politique de l’enfant unique arrive en Chine

10 08 2005

Les médias chinois relaient la critique de la politique de l’enfant unique formulée par le BAF.

-> Xiao Yu: "Je veux qu’on l’expose" (photo ap)

Tam-Tam, merci à SL


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Petite réflexion…

10 08 2005

cliquerPetite réflexion qui nous laisse songeur.

Quelle distinction peut-on faire entre un artiste qui découpe la tête d’une mouette ou coud des souris vivantes l’une à l’autre et un pervers qui découpe les tétines d’une chèvre (sujet TSR, attention, images un peu trash) ?

Une fois pincé, que va-t-il se passer si le pervers invoque la "liberté de l’art"?


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Bébé-mouette: Quelques petites corrections

10 08 2005

Evidemment, le Bureau audiovisuel francophone se félicite de la décision du Kunstmuseum de Berne de retirer le bocal de l’installation Ruan contenant une mouette surmontée d’une tête humaine. Le symposium promis pour le 22 août correspond tout à fait à ce que nous espérions et la démarche portera, nous en sommes convaincus, des fruits nécessaires à la considération de l’éthique dans les milieux de l’art. Nous regrettons seulement que ce genre de mesure n’ait pas été prise avant et ne nous faisons aucune illusion sur la composition des membres dudit symposium. Une fois de plus, nous constatons que les responsables du musée sont seuls maîtres en la demeure et disposent d’une autorité et d’un pouvoir équivalent à ceux des mandarins, pour reprendre une image chinoise. On comprend ainsi mieux leur façon de nous considérer d’abord en misérables pékins, puis en criminels de lèse-majesté et enfin en briseurs d’idole.

Dans l’émission Forum d’hier sur la Radio Suisse Romande, Bernhard Fibicher, qui admet tout d’abord qu’aucune pression n’a été exercée pour le retrait de l’oeuvre, dit ensuite, à qui veut l’entendre, faire l’objet d’une "autocensure sous pression". Le discours ambigu adopté par les responsables du Musée de Beaux-Arts, qui ont d’abord nié l’éventualité d’un foetus humain, puis tergiversé en parlant d’un petit singe ou d’une tête en cire (il faut vraiment le vouloir pour ne pas reconnaître une tête humaine tant les détails sont précis), cherchent à présent à discréditer la partie adverse en parlant de menaces adressées en direction de l’oeuvre, histoire de nous ranger, sans avoir à se donner la peine de nous écouter, du côté des extrémistes violents et des censeurs. Couper la tête d’un foetus humain pour la coudre sur un animal et arriver encore à se faire passer pour victime… très fort! Nous avons beaucoup de mal à croire à ses menaces, si elles étaient réelles, le musée ne parlerait pas de replacer l’oeuvre dans deux semaines, "il faut que la situation se calme un peu", confesse Bernhard Fibicher; le musée cherche à gagner du temps. En conséquence, nous concluons que le comportement des responsables du musées des Beaux-Arts relève doublement de l’incompétence et de la mauvaise foi.

Quant aux assertions de l’artiste Xiao Yu, lesquelles d’ailleurs varient sensiblement d’un média à l’autre et servent à de nombreuses disculpations -le foetus, né dans les années septante hier après-midi, a pris dix ans en quelques heures, juste histoire de le faire naître avant la sanglante politique de l’enfant unique; hasard?- elles nous paraissent peu crédibles. Personnellement, nous n’avons qu’une confiance très relative dans les propos d’une personne qui occupe son temps à couper des têtes de foetus ou a coudre des souris vivantes pour s’amuser à les filmer. Nous retenons quand même que ledit foetus a sans doute été obtenu frauduleusement, ne sachant pas que les cadavres humains soient vendus à la criée devant les portes des musées pékinois. Nous sommes convaincus que la Justice bernoise saura trier le vrai du faux.

En outre, la direction du musée ne dit pas la vérité quand elle affirme que notre réaction devant l’"oeuvre d’art" est la première à sa connaissance. La BBC, citée par la Basler Zeitung d’aujourd’hui, parle de réactions assez émotives lors de la Biennale de Venise en 2001, la direction du Kunstmuseum a reconnu dans le Matin avoir entretenu une correspondance avec un médecin et, dans l’interview qu’elle a accordée au BAF le 3 août 2005, Mme Ruth Gilgen, porte-parole du musée, mentionne explicitement "une classe d’élèves qui sont venus avec leur professeur … la moitié de la classe est tombée en larmes et n’a pas supporté" ainsi qu’un visiteur "qui a vraiment demandé qu’on enlève ces objets". Cette soudaine amnésie porte, selon nous, un coup sévère à la crédibilité de la communication du musée.

Le Blick (Ringier!) d’hier (et Le Temps du 10.08 qui confond tout jusqu’aux dates) nous accuse d’avoir déposé la plainte avant d’avoir vu l’oeuvre; c’est inexact. Nous avons déclaré notre intention de poser plainte samedi après avoir étudié attentivement des photos très détaillées, avons vu l’oeuvre dimanche et avons déposé plainte lundi. En revanche, bon nombre de responsables des services culturels de la commune et du canton de Berne et des personnalités ayant accordé leur haut patronage à l’exposition ne l’ont toujours pas vue; ce qui semble ne déranger personne au demeurant.

La presse unanime se fabrique un étiquetage en retenant notre candidature aux élections au Conseil national 2003 sur une liste JUDCvr (sans appartenance au parti) mais, sans vouloir renier qui, ou quoi, que ce soit, ne se pose guère la question de notre peu de persévérance dans cette voie. Ce n’est pas par hasard que nous y avons été et que nous n’y sommes plus! Face à l’art il faut un ennemi "d’extrême-droite"; pour le feuilleton, il faut une blanche génisse et un grand-prêtre sanglant et caricatural.

On remarquera, pour la Suisse-allemande, mais plus dans les propos des responsables du musée que dans la presse, qu’à cette première étiquette UDC vient s’ajouter la dicrimination anti-welsch, où les allusions au fait que la Suisse romande n’est qu’une réserve d’indiens primitifs, gauchistes et décadents sont à peine voilées. Ce dernier point marche particulièrement bien avec le Valais où, d’ailleurs, à notre grand regret car le pays est magnifique, nous n’avons pas passé plus d’un tiers de notre existence.
Transformer un universitaire lambda, éduqué pour une bonne part à l’étranger, en Romand valaisan obtu, étroit et menaçant, roulant des yeux assassins, la matze devant la porte de la grange sur laquelle d’ailleurs une chouette est clouée; voilà qui est un brin exagéré. On a parfaitement le droit de ne pas être d’accord avec nous, mais nous ferons remarquer que la très grande majorité des critiques qui nous sont adressées concerne non pas notre démarche, que nombre d’intervenants continuent de considérer comme positive à de nombreux points de vue, mais cette personnalité éventuelle d’homme des bois de la culture contemporaine dont on nous a affublé.

Le comportement et les propos des responsables du musée sont très en-dessous de ce que tout un chacun est en droit d’attendre d’une société de gens instruits et, par définition, plus sensibles que la moyenne. Nous ne voulons pas d’un emplâtre sur une jambe de bois, nous ne voulons pas d’un symposium alibi, vite fait mal fait, pour permettre de se donner bonne conscience et de ne surtout rien changer. 
 
De plus, ledit symposium sera-t-il ouvert au public, pourrons-nous y assister, participer au débat? Le valaisan primitif aura-t-il droit de fumer le calumet avec le grand homme blanc de la culture bernoise?

Nous espérons avan tout que les responsables de la culture du canton profiteront de l’occasion qui leur est offerte de faire leur auto-critique et de s’interroger sur un développement durable de l’art dans un respect de l’éthique et de l’humain. Nous espérons sincèrement que ce genre d’initiative permettra à chacun d’avancer vers une conception toujours plus digne de l’art qui nous garantira, une fois pour toutes, de tout nouveau dérapage.

"Car c’est vraiment, Seigneur, le meilleur témoignage
Que nous puissions donner de notre dignité

Que cet ardent sanglot qui roule d’âge en âge
Et vient mourir au bord de votre éternité!"

Baudelaire traitant de l’art dans son poème Les Phares (Les Fleurs du mal)


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Francis Richard: Le meilleur témoignage que nous puissions donner de notre dignité

10 08 2005

Francis Richard à la rencontre de l’art.

-> Pierre-Auguste Renoir
Baignade dans la Seine,
La Grenouillère 
1868 Musée Pouchkine Moscou.
Encore jusqu’au 13 novembre à la fondation Gianadda.

La chronique audio de Francis Richard.


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Bébé-mouette: La presse romande prend le wagon en marche

9 08 2005

La presse romande en parle:

Rhône FM et ici.

Forum RSR (dès 28′)

TJ TSR

Avec la plupart des médias appartenant au groupe Ringier, dont M. Uli Sigg, le collectionneur, est vice-président, les médias publiques RSR et TSR sont pratiquement les seuls à ne pas nous avoir appelé. Avec ce qu’on leur a mis sur l’IRA dernièrement, ça se comprend… 


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Déclarations de Xiao Yu: Révoltant!

9 08 2005

Dans son communiqué, le musée des Beaux-Arts de Berne déclare que, selon les informations obtenues de l’artiste Xiao Yu ce matin même, le foetus serait issu du musée d’histoire naturelle de Pékin où il aurait flotté dans le formol depuis les années soixante ou septante avant d’être vendu (sans doute sous le manteau) par un des chercheurs du musée.

Que l’artiste ait pu acheter le corps d’une petite fille, issue, selon lui, d’une fausse couche (ou victime de la politique de l’enfant unique, particulièrement féroce dans les années 70?) est effrayant. Qu’il ose déclarer "C’est précisément parce que je respecte toute vie que j’ai fait cela" est proprement révoltant. Nous continuons de penser qu’il y a une distinction urgente à faire entre "art" et "travaux manuels pour quartiers de haute sécurité d’asile psychiatrique".

Navrant qu’il ait fallu deux mois et une plainte pénale pour que les conservateurs du musée s’inquiètent enfin de connaître ce qu’ils exposaient; c’est loin d’être professionnel.

Quand on pense aux normes de traçabilité d’un steak ou d’une cuisse de poulet, où l’on peut savoir en quelques secondes le lieu de naissance, d’existence, d’abattage, le régime alimentaire, les soins de l’animal et que l’on ignore tout du sort d’un enfant… Ca fait peur et ça fait mal. Vous ne pouvez pas rentrer avec des fruits ou des légumes dans certains pays sous peine de fortes amendes ou d’emprisonnement, mais vous pouvez rentrer en Suisse avec une tête de foetus sous le bras sans être inquiété le moins du monde.

Foetus dont personne ne sait rien, de tout évidence cette tête n’a pas même la valeur d’une vulgaire pièce de viande.

Je vous parle d’un foetus de six mois, d’une petite fille chinoise qui aurait peut-être mon âge aujourd’hui, qu’on a vendu par un trafic abject et dont on a découpé la tête pour la coudre sur le corps d’une mouette, et qui flotte, depuis 6 ans, toutes ailes déployées, sans jamais pouvoir s’envoler.

Mme Gilgen ne pouvait pas nous dire quel était le message de cette oeuvre. Nous avons peut-être une idée, cette oeuvre ne nous dit qu’une chose: "Laissez-moi, laissez-moi partir, là-haut, laissez-moi m’envoler une fois pour toutes, ouvrez ma cage et libérez-moi!". Après trente ans de bocal la petite fille mouette de Pékin aura-t-elle enfin droit au repos?

A plus de 22 semaines, ce foetus a le droit d’être enregistré, de recevoir un nom, d’être enterré ou incinéré. Cet être humain a droit a une sépulture digne; nous sommes convaincus que la Justice de Berne lui trouvera une petite place… dans un colombarium.


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Musée des Beaux-Arts: reculer pour mieux sauter?

9 08 2005

Le Kunstmuseum de Berne a décidé mardi de retirer provisoirement l’oeuvre de l’artiste chinois Xiao Yu composée du corps d’une mouette surmontée d’une tête de foetus humain et qui fait l’objet d’une plainte. Les responsables veulent éviter que cette composition controversée n’occulte le reste de l’exposition, a expliqué mardi le commissaire de l’exposition, Bernhard Fibicher.

Lire la suite »


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La NZZ nous parle de Xiao Yu

9 08 2005

Lu dans la NZZ, Xiao Yu se serait rendu célèbre en cousant ensemble deux souris vivantes tout en les filmant avec sa caméra vidéo pour observer le comportement de ce nouveau corps unifié; du grand art…

Est-ce cela qui s’est passé avec l’oeuvre de la mouette?


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Foetus: AP confirme

9 08 2005

M. Michelet de l’agence AP nous a révélé que leur bureau de Pékin a pu contacter Xiao Yu. L’artiste confirme qu’il s’agit d’un foetus, sans doute issu d’une fausse couche, qu’il aurait acheté.

Evidemment toutes ces informations sont encore à vérifier.


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Venise confirme: Le bébé mouette est un foetus prématuré

9 08 2005

cliquerL’unique stratégie de défense des responsables du Musée des Beaux-Arts pour justifier leur inexplicable négligence sur la "traçabilité" des oeuvres exposées est de nier tout en bloc: "la tête de foetus n’est pas humaine".

Il fallait rattraper la trop grande franchise du directeur Matthias Frehner qui reconnaissait, au téléjournal de dimanche soir, 1. ne pas savoir 2. le problème s’il s’agissait vraiment d’un foetus humain.

Alors foetus ou pas.?

La Biennale de Venise, qui a exposé l’oeuvre du chinois Xiao Yu du 10 juin au 4 novembre 2001 présente l’intitulé suivant:
"Ruan, 1999
Installation

Preserved body parts of humans and animals are combined to form new creatures
". (des fragments de corps d’humains et d’animaux sont combinés pour former de nouvelles créatures).

La Biennale s’intitulait d’ailleurs Plateau of Humankind.

Le service des archives de la Biennale de Venise nous a aimablement communiqué le passage du catalogue, édité à l’occasion de l’exposition de 2001, traitant de l’artiste Xiao Yu et rédigé par le professeur Monica Dematté, spécialiste de l’art extrême-oriental et conservatrice au Musée d’Arts contemporains de Shangaï (cliquer sur l’image).

"Parmi les "ingrédients", écrit-elle, d’un exemplaire de Ruan, nous découvrons avec une certaine stupeur que l’artiste a utilisé la tête d’un foetus prématuré".

"Les monstres de Xiao Yu ont une apparence répugnante, ajoute-t-elle. Il s’agit d’un combinaison qui déconcerte et qui, de cette façon, nous met en garde contre le délire d’omnipotence qui guide et en même temps aveugle tout créateur de "monstres"".

Ironie du sort, en italien "monstres" se dit "mostri", expositions "mostre"…


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L’ombre du bébé-mouette plane sur le palais fédéral

8 08 2005

Dans sa quête d’une réponse, la Rédaction du Bureau audiovisuel francophone a eu l’occasion de prendre contact, la semaine dernière, avec le secrétariat du Département fédéral de l’Intérieur, duquel dépend l’Office de la Culture:

Une fois en ligne, on nous rappelle poliment que le musée des Beaux-Arts de Berne dépend du canton et de la commune, mais en aucun cas de la Confédération. Nous rétorquons que le nom du Conseiller fédéral Pascal Couchepin figure tout de même dans la colonne des personnalités accordant leur "haut patronage" à l’exposition Mahjong.

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Le texte de la plainte du Bureau audiovisuel francophone

8 08 2005

Pour les amoureux de la langue de Goethe… désolé pour les autres.

Une pénale plainte à l’encontre de:

1. L’artiste chinois Xiao Yu (on part du principe qu’il est en Chine, le but n’étant pas de mettre les artistes, surtout chinois -ils ont assez à faire avec le gouvernement local- en prison, mais de susciter une réflexion sur la composition de l’oeuvre);

2. Les responsables du Musée des Beaux-Arts de Berne;

3.  M. Uli Sigg, le propriétaire de la collection;

4. Inconnu, toute personne qui serait intervenue dans la composition ou autre de l’oeuvre;

a été adressée par fax, aujourd’hui à 14h08, à l’adresse Untersuchungsrichteramt III, Bern – Mittelland, Amthaus, Hodlerstrasse 7 (le musée des Beaux-Arts se trouve au n°12 de la même rue… coïncidence!), 3011 Bern. La lettre suit.

Les motifs de la plainte sont:

art. 135 CPS: Représentation de la violence.
art. 262 CPS: Atteinte à la paix des morts, dans la mesure où le foetus serait un prématuré.
art. 27 et ss. LPA: Mauvais traitements envers les animaux.

Le but de cette plainte n’est pas de faire du tort ni à l’art ni à qui que ce soit, mais est la seule façon que nous avons trouvée d’obtenir démocratiquement des réponses à des questions que nous pensons légitimes. Encore toutes nos excuses aux personnes qui se sentiraient blessées voire attaquées par une mesure qui peut sembler un peu extrême, il est vrai, mais qui bénéficiera à tous, à l’art comme à l’homme, nous en sommes convaincus.

Le texte de la plainte.

P.S. Votre soutien sera toujours le bienvenu.


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