Francis Richard : Variations sur un thème de Marc-Aurèle
28 12 2007Il y a une bonne dizaine d’années feue ma mère, qui, en bonne mère, se faisait du souci pour son fils, m’a offert une applique destinée à me permettre de raison garder dans les vicissitudes. Cette applique, qui orne un mur de ma salle de séjour, a la forme d’un livre ouvert, en bois verni. Sur la page de gauche une horloge, qui fonctionne, sur la page de droite gravée dans le bois une prière en écriture ourlée. En Anglais. La voici:
« God grant me the serenity to accept the things I cannot change, courage to change the things I can, and wisdom to know the difference. »
Ce qui peut se traduire par :
« Mon Dieu, donnez-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux pas changer, courage de changer les choses que je peux changer et sagesse de faire la différence. »
Jusqu’à il y a peu je ne me suis pas préoccupé de connaître l’origine de cette prière, comme on ne se préoccupe pas toujours, par exemple, de savoir qui est le personnage ayant donné son nom à la rue où l’on habite. Parce que ce n’est pas l’essentiel.
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Dans son dernier édito le petit Jeannet termine par une phrase contradictoire qui résume tout le reste de sa démonstration : « Pour l’avenir de la planète, il devient chaque jour plus risqué de ne pas prendre de risques »
Josef Zisyadis a plus d’un tour dans son sac à malices. Le 6 novembre dernier, il déclare sur son blog :
Dans son édition du 5 novembre, Le Temps, sous la plume de D.S. Miéville, se livre à une énième attaque contre Christoph Blocher, ce qui ne surprendra pas le lecteur habituel du quotidien genevois. D’après le titre de l’article, Christoph Blocher voudrait »museler ses « ennemis » dans l’administration fédérale ».
La nouvelle est tombée comme un couperet. La voici dans toute sa sécheresse, extraite de «24 Heures » paru hier : « Un décret-loi, adopté d’urgence, autorise désormais les préfets à expulser les immigrés de l’Union européenne n’ayant pas commis de délits, mais dont la présence « menace la paix civile ». Une expulsion manu militari et sans aucun contrôle de l’autorité judiciaire ».
Finalement le désistement de Marianne Huguenin en faveur de Josef Zisyadis aboutit à un résultat positif : il y aura un chômeur de moins dans le canton. Comme ce chômeur ne savait faire que de la politique spectacle et beaucoup de bruit pour rien, il aura retrouvé très vite un emploi à sa mesure et à son train de vie, après dix jours d’un faux suspense, digne d’un film de série B.
Les médias romands ne comprennent toujours rien à rien. En fait ils n’ont plus d’influence sur les électeurs parce que leur haine viscérale de l’UDC leur enlève toute lucidité. A l’inverse les électeurs comprennent que le véritable lynchage, mené par eux, depuis plusieurs semaines, contre l’UDC et Christoph Blocher, relève davantage de la propagande que de l’information, ou de la critique, et qu’il vaut mieux n’en plus tenir compte avant d’aller voter.
A la suite de ma chronique du 25 octobre 2007, intitulée « Heureusement que le pire écologique n’est jamais sûr …»,
Le succès, très relatif, des Verts leur est monté à la tête. Après tout ils ne sont passés que de 7.4% des voix à 9.6%. Leur représentation au Conseil national a certes davantage progressé. Il n’en demeure pas moins que ces écolos pur jus, c’est-à-dire verts à l’extérieur, et rouges à l’intérieur, ne forment qu’un petit parti, prétentieux de surcroît, puisqu’il compte présenter un candidat au Conseil fédéral, et maître-chanteur, puisqu’il y met comme condition que l’UDC, premier parti de Suisse, confirmé par les urnes, n’y figure pas, ou à tout le moins que Christoph Blocher en soit exclu.
Le petit Jeannet de L’Hebdo commence son édito de cette semaine par cette phrase digne d’un Pierre-Yves Maillard :





