La Ville de Sion moque un handicapé gréviste de la faim

Il est porteur d’un trouble du spectre autistique, la Ville le sait, il cherche à boucler ses études pour échapper à la spirale du chômage qui le poursuit, elle fait tout pour l’en empêcher. Depuis deux ans maintenant (on vous en parlait ), un chercheur en situation de handicap attend de pouvoir consulter les archives communales de la Ville de Sion. Des archives aucunement protégées, est-il besoin de le préciser.

Après plus d’une année d’attente, une décision ubuesque dont seul le Valais a le secret, vient de tomber. S’il veut avoir accès un jour, l’étudiant devrait recommencer une nouvelle procédure, c’est ce que dit la première décision juste avant de coller une note de frais exorbitante qui confine à l’amende. Ben voyons, dirait l’autre.

Ainsi, après deux ans, devant la menace imminente d’être exmatriculé par son université en raison de son retard à rendre les travaux attendus, le chercheur n’a d’autre choix que de jeter sa vie dans la balance. Car il y va de sa vie, il a 5 enfants, pas de boulot, il lui faut ce diplôme. Il entame une grève de la faim, écrit, téléphone. On lui dit qu’on lui répondra. Rien, évidemment.

Il se confectionne alors une pancarte, se rend sur place, demande à être reçu. Le président de la Ville de Sion, Philippe Varone, passe devant lui à plusieurs reprises sans desserrer les dents. Quelques minutes plus tard, il lui dépêche, sur le pas de la porte, son secrétaire, Philippe Ducrey, pour lui souhaiter, sourire en coin, plein succès dans sa grève de la faim.

Voilà comment l’on traite les chercheurs handicapés dans le « nouveau pôle de recherche » de la « capitale des Alpes » de M. Varone.